Les jeunes, « nouveaux pauvres », mais future richesse du monde

Chaque 12 Août de l’année, les jeunes sont mis à l’honneur à travers la journée internationale de la jeunesse. L’occasion de faire un focus sur les problématiques rencontrées par les jeunes et ainsi mettre en avant cette force vive, déterminante dans le développement de nos sociétés.

Si l’on se base sur une des définitions du Larousse, la jeunesse est, je cite, « la période de la vie humaine comprise entre l’enfance et l’âge mur ».

C’est une période que j’appelle de « formation de la vie ». En effet, c’est à cet âge que les jeunes sont confrontés à des changements majeurs et qu’ils se doivent de faire face à de nombreuses étapes telles que par exemple : le choix de l’orientation scolaire, le besoin d’autonomie, la recherche  d’emploi qui requiert des responsabilités, la volonté de fonder une famille et subvenir à ses besoins …Toutes ces étapes auxquelles bien souvent ils ne sont pas préparés et pour lesquels ils se doivent d’apprendre « sur le tas »: des étapes qui concourent à faire du jeune une personne autonome et mature.

Il va sans dire que la jeunesse reste aujourd’hui le maillon fort de toute notre société. Éduquer son enfant et sa jeunesse est un gage de développement et d’investissement durable et rentable si je puis dire.

Les pays qui ont réussi à inclure les jeunes dans leurs stratégies de développement en tirent aujourd’hui des résultats positifs.

D’après un cercle de réflexion français, Youthonomics, qui avait établi le palmarès des pays favorables aux jeunes, on retrouve dans le classement de 2015, la Norvège, la Suisse et le Danemark, qui occupent les trois premiers rang des pays où il fait bon vivre pour les jeunes, en prenant en compte différents facteurs comme par exemple :  l’éducation, le marché de l’emploi, les conditions de travail et de vie ou encore la santé et le bien-être.

Cependant,une des particularités de cette étude est de voir que l’on retrouve des pays d’Afrique parmi le Top 5 des pays où les jeunes sont le plus optimistes. Entre autre : l’Ouganda, la Côte d’Ivoire, le Kenya, le Mali puis l’Afrique du Sud en 5ème position. Ce ratio ayant pris en compte les conditions actuelles des jeunes et leurs perspectives d’avenir. Cela laisse présager que tout est encore possible même s’il reste encore beaucoup d’actions à mener. On voit bien que la question de la jeunesse reste un élément clé. Par exemple, beaucoup de politiciens ne cessent d’inclure les jeunes dans leurs stratégies politiques mais encore faut-il qu’une fois les élections terminées, ces promesses se concrétisent par de véritables actions sur le terrain.

Comment leur donner accès à une éducation de qualité? Comment leur garantir une excellente santé et un meilleur bien-être ? Comment leur procurer des conditions de vie adéquates? Comment lutter contre la pauvreté? Comment faire de ces jeunes des personnes autonomes et responsables afin qu’ils puissent prendre part activement aux décisions importantes de leurs communautés? Comment leur garantir des emplois durables en lien avec leurs espérances ?  Comment faire de ces jeunes des ambassadeurs de paix ?

De nombreuses interrogations qui pour la plupart figurent dans les 17 objectifs de développement durable de l’ONU pour mettre fin à la pauvreté, lutter contre les inégalités et l’injustice, et faire face au changement climatique d’ici à 2030.

Si je peux faire un mini diagnostic, ce serait de dire que ce sont les jeunes et les femmes (notamment en Afrique) qui sont malheureusement les catégories les plus exposées à la pauvreté et à la violence. Je trouve d’autant plus vraie cette expression employée par le journal « Le Figaro » qui disait, je cite : « aujourd’hui, les jeunes sont les nouveaux pauvres ». Malheureusement cela semble bien souvent le cas, que l’on soit en Europe, en Afrique, ou sur un autre continent. Mais je rajouterai d’une façon optimiste que ces jeunes demeurent les « les futurs riches », il suffit juste de leur donner les moyens de se développer et d’exprimer leurs talents.

De part sa force, son jeune âge, sa motivation et son dynamisme, la jeunesse est synonyme d’espoir, de renouveau, de possibilité, de détermination. Quand on voit aujourd’hui ces jeunes qui arrivent à faire changer et bouger les choses, cela devrait nous conforter dans nos avis et réflexions. Qu’ils soient entrepreneurs, artistes, sportifs, politiciens, directeurs…ces jeunes graines choisissent d’apporter un souffle et un regard nouveau sur le monde.

Aujourd’hui, lorsqu’on voit tous ces jeunes être acteurs du changement, cela ne laisse présager aucun doute sur leur capacité à innover, décider, travailler, aider, promouvoir…tous ces verbes d’actions qui ne sont autres que des facteurs de développement.

Nous avons réellement besoin de changement, de positivité, de paix et d’éduquer très tôt ces jeunes à tous ces aspects humains: gage d’un réel investissement positif.

Pour ma part, je travaille beaucoup avec des jeunes ayant pour la plupart été confrontés très tôt à de réelles difficultés. Des difficultés que l’on croirait impossible à surmonter, surtout pour un jeune.

Mais je reste toujours aussi « scotchée » par leur capacité à y faire face pour la plupart mais aussi par leur volonté à espérer un lendemain meilleur. Ainsi je ne cesserai de le redire: les aider, en leur donnant les moyens d’être autonomes, est une véritable force puisque ce qui me fascine chez cette jeunesse, c’est cette capacité à rebondir et à toujours croire en l’avenir.

Aidons les jeunes en leur donnant les moyens d’être autonomes, de s’exprimer, d’oser…. et pour cela je reste convaincue que développer l’esprit d’entreprendre est un véritable moyen d’y parvenir.

Je ne dis pas que nous devons tous les former à être entrepreneurs, loin de là car il faut de tout pour faire un monde. Nous aurons autant besoin de chefs d’entreprises, de décideurs, de leaders, d’entrepreneurs, que de salariés, d’opérationnels, d’ouvriers…

Mais développer l’esprit d’entreprendre est quelque chose de fondamental pour les aider à penser à leur avenir et à dès maintenant s’inscrire dans une « démarche projet ». Cela enrichit notre optimisme et nous aide à devenir des gens déterminés et positifs pouvant être capables de visionner le futur.

Alors en cette journée internationale de la jeunesse, mes pensées les premières sont destinées à ces jeunes en difficulté partout dans le monde mais qui aspirent toujours à un lendemain meilleur. Pensées également à toutes ces personnes, structures, organismes, organisations, associations, entreprises, entrepreneurs, leaders,….. qui œuvrent en faveur d’une jeunesse plus forte et talentueuse et qui restent convaincus qu’il faut leur donner une place clé afin qu’eux aussi aspirent à un monde meilleur.

Vive la jeunesse, vive le monde, vive la VIE!

S.N

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snaguertiga

snaguertiga

Jeune entrepreneure et blogueuse Franco-Tchadienne se définissant comme une "Afroptimiste" tout en ayant la tête bien fixée sur les épaules. Je fais partie de ces personnes qui croient en cette Afrique fascinante et aux nombreux talents cachés mais bel et bien présents. Je blogue tant par passion que par détermination, ce qui fait qu'il est très difficile de m'arrêter quand je me lance. J'espère, à travers ce blog vous avoir donné envie de prendre l'Afrique du bon côté.

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