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Le rôle de l’école face à une jeunesse qui se meurt

programmeA peine la rentrée entamée que l’on découvre déjà des histoires sordides auprès des jeunes, et en particulier chez les adolescents. Il y a un véritable malaise dans nos écoles françaises. L’école est un établissement où l’on donne un enseignement collectif général. Un lieu où les jeunes enfants sont censés apprendre, socialiser, interagir avec les autres, découvrir, et surtout respecter l’autre tel qu’il est.

Dans cette école, existent également des personnels de directions et d’encadrement compétents pour s’assurer du bon fonctionnement des règles et du respect de chacun.

Malheureusement, depuis quelques semaines, des histoires atroces ne cessent de se répéter. Elles ont toutes un point commun : elles impliquent un public très jeune, victime de comportements atroces de la part des leurs.

On les retrouve sous différentes formes : le racket, le harcèlement, les moqueries, les vols avec agression, l’intimidation…

Comment peut-on, ne serait-ce que penser que de jeunes enfants puissent commettre de tels actes sans l’intervention ferme des personnes compétentes ?

Le système éducatif en France a, au fur et à mesure, baissé dans mon estime. On parle bien souvent des réformes liées à l’Education nationale, mais on ne dénonce pas encore assez ces actes ignobles commis par des profils si jeunes.

A leurs âges, il est encore très difficile de se dire qu’ils peuvent être capables de telles atrocités.

Un jeune de 12 ans raconte, dans une vidéo poignante visionnée ce jour, qu’il a tenté de s’immoler par le feu car il était sujet à de nombreuses menaces (dont une avec une arme).

Un autre se pend parce que ses camarades de classe se moquent de lui à cause de sa rousseur.

Un lycéen meurt à la suite d’une agression à l’arme blanche par ses camarades de lycée.

Une jeune fille se suicide car elle est sujette à des moqueries sur les réseaux sociaux. Une autre est tuée suite à une série de viols collectifs…

Je préfère m’arrêter là car la liste est malheureusement trop longue.

Ces jeunes ne semblent, dans la plupart des cas, pas prendre conscience de la gravité de leurs actes.

Comment peut-on, et est-on arrivé à cela ? Pourquoi l’école, qui est censée être un lieu prônant l’apprentissage, la tolérance, le respect et la socialisation n’arrive pas à endiguer ce phénomène plus que dangereux? 

J’ai toujours été choquée de voir l’extrême violence verbale ou physique qui existe dans les écoles. Et bien des fois malheureusement, cela commence très tôt (dès le primaire). On cherche à intimider l’autre, on le provoque, et pour peu qu’il ne puisse pas répondre, qu’il ait peur de répliquer, il devient le bouc émissaire. Et au fur et à mesure, ça devient un jeu. Pourquoi? 

A mon humble avis, le système éducatif en France est à revoir complètement. Ce système malheureusement accentue, voire même créée des inégalités. On priorise de nos jours la réussite à l’apprentissage. Ainsi donc, très jeunes, certains d’entre eux décrochent, ne suivent plus rien et se répètent sans cesse « à quoi bon essayer ? Car dans tous les cas cela ne mènera à rien ».

Alors, encore très jeunes, ils choisissent la facilité : faire payer, et déverser leur colère, leur haine, leur ressenti sur l’autre qui semble différent.

Selon moi, il serait capital de revoir les façons d’enseigner. Dans les autres pays d’Europe cela fonctionne plutôt bien, en Finlande ou en Norvège par exemple. Pourquoi cela fonctionne t-il ailleurs mais pas en France ? Parce que le système scolaire est assimilé à un but d’équité sociale.

Je vois quelques solutions possibles :

Réduire les fractures sociales en favorisant l’hétérogénéité des profils scolaires et en supprimant ces zones dites « ZEP » qui ne sont là que pour accentuer les inégalités sociales et les clichés.

Revoir les systèmes de notation, perçus plutôt comme des actions punitives qu’encourageantes. J’ai en mémoire la plupart du temps, « l’intello » de la classe qui était celui qui faisait bande à part de peur de se voir humilié par les autres. Malheureusement ces clichés persistent encore. Et pourtant à leurs âges, les enfants sont créatifs et tous intelligents : il suffit juste de maintenir leur motivation en éveil constant.

Réussir à intégrer plus facilement les enfants en difficulté : en l’occurrence, les handicapés… C’est triste mais encore beaucoup d’enfants handicapés sont la risée de leurs camarades de classes. Il est anormal que ces enfants ne soient pas assimilés aux autres. Au-delà de leur handicap, ils restent des enfants, des jeunes, des adolescents désirant apprendre et s’intégrer à un groupe. C’est à l’école d’adapter ses moyens pour favoriser leur insertion et non pas à eux de s’adapter à l’école.

Sensibiliser au maximum les jeunes enfants à des faits de société : en leur permettant d’échanger en groupe sur ces phénomènes dangereux. Les placer en tant qu’acteurs. Car la plupart du temps ces enfants ne font que reproduire ce qu’ils voient dans la société ou ce qu’ils subissent. Ainsi, extérioriser leurs vécus, leurs ressentis, permettra de mieux appréhender certaines actions.

Former et sensibiliser sans arrêt le personnel enseignant, encadrant et directionnel. Il est parfois très difficile en tant qu’adulte de savoir comment réagir face à certaines de ces situations, qui de surcroît impliquent de jeunes enfants. Ce personnel ne doit donc pas être livré à lui-même, mais au contraire pouvoir compter sur une équipe soudée et formée pour gérer au mieux ce genre de situation.

Sensibiliser et impliquer davantage les adultes, parents : les parents sont les premiers agents de socialisation et d’éducation d’un enfant. Certes ils arrivent dans un milieu où ils passent beaucoup plus de temps et où ils vont être confrontés aux regards et avis des autres. Dans un milieu où ils vont devoir grandir et, au fur et à mesure, gagner en maturité pour espérer évoluer correctement. Et les parents se doivent d’être au maximum impliqués. La base de l’éducation leur revient, alors ils doivent en permanence en être avisés.

Promouvoir la méthodologie de projet qui permettrait ainsi de favoriser l’apprentissage et l’aspect pratique des choses. Cela permettrait également de faire en sort que ces jeunes enfants se sentent impliqués, motivés, d’en faire des acteurs, et non pas passifs. Une nouvelle méthodologie d’apprentissage impliquant la participation, la créativité, l’éveil et la prise de risque est importante.

Il est tout à fait possible de changer la donne et refaire de l’école un lieu d’apprentissage, de socialisation et d’éveil. Pour cela de nouvelles réformes objectives sont à envisager. 


Le marché aérien en Afrique : une opportunité à ciel ouvert

Ah! qu’est-ce que la compagnie Air Afrique me manque !

Pour ceux qui ne le savent pas, Air Afrique était la fierté de tout un continent. Une compagnie multinationale africaine qui représentait fièrement le continent et sa souveraineté internationale dans le domaine du transport aérien.

Pour faire un peu d’histoire : le 28 Mars 1961, onze Etats Africains signaient à Yaoundé (au Cameroun) un traité qui portait sur la création d’une compagnie panafricaine : le début d’une formidable aventure. Cette compagnie avait su s’imposer dans le marché mondial de l’aviation civile commerciale et symbolisait à elle seule le début d’une grande histoire du continent.

Au-delà de cette puissance aérienne reconnue, Air Afrique était aussi et surtout appréciée pour l’excellence de ses équipages, ses vols directs à travers les cinq continents, l’image de marque et le confort absolu ressenti lors de chaque voyage. Reconnaissante à ses couleurs blanche, verte et noire et à ses charmantes hôtesses (dont une d’entre elle qui est devenue une chanteuse reconnue : Pierre Adams), la compagnie était un véritable symbole d’unité.

La compagnie aura été un véritable tremplin économique au vue des emplois créés et du recrutement de nombreux talents africains dans les domaines de l’aviation aérienne civile.

Mais malheureusement, suite à des difficultés économiques liées principalement à une mauvaise gestion budgétaire, ce fleuron de l’Afrique a connu un crash sans précédent ; emportant avec lui toutes les conséquences sociales, économiques et politiques. C’est donc en date du 27 Avril 2002 que sa liquidation prendra effet, entraînant ainsi sa disparition définitive.

Depuis cet atterrissage forcé, c’est à se demander si une autre compagnie multinationale pourrait encore redorer le blason du continent sur la scène internationale.

Nous avons depuis lors assisté à la naissance de plusieurs compagnies, cette fois-ci nationales telles que : Senegal Airlines, Air Côte d’Ivoire, CamairCo, Air Algerie, Air Burkina, Toumaï Air Tchad….pour n’en citer qu’elles.

Mais ces compagnies ont quasiment toutes un point commun : celui de la difficulté à survivre longtemps et à faire face aux géants aériens d’autres continents. Faute de rentabilité et de soutien étatique, certaines de ces compagnies nationales disparaissent peu de temps après leur création.

Aujourd’hui, le marché aérien africain est surtout dominé par des compagnies non-africaines telles que la compagnie française Air France, et on a encore du mal à voir émerger une compagnie multinationale capable de revaloriser l’image de l’unité africaine comme le faisait auparavant Air Afrique.

Alors pourquoi ces compagnies africaines ont tant de mal à vivre longtemps ?

Il est important de souligner que la majorité des compagnies africaines survivent difficilement en raison des différentes problèmes rencontrés :

  • la mauvaise gestion économique, liée principalement à la corruption. Ce problème majeur est un véritable handicap pour le continent. Je consacrerai un article entier là-dessus.
  • des infrastructures ne pouvant pas faire face aux exigences du domaine aérien:

Le secteur de l’aviation se développe de plus en plus, et exige donc des infrastructures nécessaires et adaptées aux voyages. Dans certains pays, même les infrastructures routières ne sont pas encore assez développées alors comment serait-il envisageable de le faire pour le secteur aéroportuaire ?

  • des ressources humaines peu qualifiées :

Le secteur aérien est l’un des secteurs qui englobe une diversité de métiers (Personnels navigants, commerciaux, personnels au sol, personnels logistiques, personnels liés à la sécurité…). Et toutes ces personnes doivent bénéficier de qualifications adaptées à leur métier. Et cela ne s’invente pas : un investissement dans ce domaine sera porteur.

  • Investir dans des flottes aériennes de qualité et développer le tourisme. A l’image de la compagnie Royal Air Maroc, je trouve que son développement s’est accompagné d’une politique de promotion du tourisme dans le pays. C’est ainsi que la compagnie s’est vue être une excellente ambassadrice du pays.
  • réduire les taxes aéroportuaires et mieux négocier les prix du carburant et des services annexes :

Ces coûts, mine de rien, sont ceux qui arrivent facilement à flamber les tarifs des billets que nous, passagers payons. Et ces coûts peuvent constituer un réel frein au développement aérien d’une compagnie.

  • Réussir à mettre son « orgueil » de côté et apprendre à faire des concessions avec l’autre :

La compagnie africaine Air Afrique est née de négociations ayant débouché sur un accord : ce qui veut dire que sur les 11 pays signataires, certains ont dû faire des concessions et accepté des compromis. Et ceci est un grand problème en Afrique. Chaque nation veut tirer la couverture de son côté et imposer sa vision des choses : alors comment réussir à se mettre d‘accord sur une compagnie qui symbolisera l’unité du continent ? Ainsi donc mutualiser ses forces permettra de voir émerger une compagnie multinationale encore plus forte et imposante.

  • une grande concurrence des compagnies non-africaines qui continuent de gagner des parts de marché sur le continent africain (des compagnies qui misent sur l’essor du continent en terme de transport aérien)

Mais on voit tout de même émerger certaines compagnies qui redorent le blason du continent et de leurs sous-régions :

  • Royal Air Maroc: cette compagnie marocaine qui s’impose de plus en plus dans les vols à destination de l’Afrique et du reste du monde, propose des tarifs avantageux et une couverture quasi complète des pays à ses passagers. A sa création, la compagnie qui était la cible de nombreuses critiques a su se développer et améliorer son image de marque. Aujourd’hui, elle développe de nombreux partenariats pour améliorer encore plus son offre de service et s’imposer comme la compagnie africaine par excellence.
  • ECAir: une compagnie née de l’association de deux pays : le Congo Brazzaville et la Guinée Équatoriale. Cette compagnie, de surcroît dirigée par une Femme, Fatima Beyina – Moussa, investit beaucoup dans son image de marque et dans une communication adaptée à sa clientèle cible. Elle a également compris l’intérêt d’un marché aérien propice aux affaires.
  • Ethiopian Airlines: une compagnie nationale qui se défend et qui ne cesse de prospérer. Je me rappelle qu’après la mort de certaines compagnies africaines, Ethiopian Airlines, la compagnie Éthiopienne s’est vue reconnaître comme la compagnie africaine par excellence tant en terme de qualité de service que de tarifs avantageux. Aujourd’hui avec la concurrence qui se créé, elle s’est vue contrainte de modifier sa stratégie tarifaire mais ne se laisse pas battre pour autant.

Le marché aérien africain, une opportunité à ciel ouvert :

Cela ne fait aucun doute : l’Afrique dans ce domaine reste encore une fois un véritable eldorado. Que ce soit pour le tourisme, les opportunités professionnelles ou encore pour des déplacements privés, l’on constate de plus en plus de voyages sur le continent avec ses 54 pays. Si la majorité des compagnies non-africaines l’ont compris, alors qu’est-ce que l’Afrique elle-même attend pour y développer une compagnie digne de ce nom et durable ?


Pourquoi est-il aujourd’hui si difficile de vivre ensemble?

J’entends çà et là de plus en plus se dire que : « ce monde va mal » ou encore que « plus rien ne va car c’est l’apocalypse et ce monde viendra à disparaître….. » Des phrases de plus en plus récurrentes.

Et c’est à se demander, quand on voit ce qui se passe et tous les malheurs qui surviennent, si finalement ce ne serait réellement pas le cas. Le grand mal qui frappe le monde actuel qui n’est autre que le terrorisme ou bien encore le fanatisme religieux, est venu mettre le feu à la poudrière. Ce fléau destructeur touche malheureusement quasi tous les quatre coins du monde : Afrique, Europe, Moyen Orient, Amérique…

A cela s’ajoutent également les catastrophes naturelles, les conflits politico-ethniques ou encore des révoltes liées aux contextes socio-économiques difficiles.

Parfois je me demande si finalement, comme dans les précédentes évolutions du monde, nous ne nous approchons effectivement pas de la fin du monde, mais je garde tout de même cet optimisme qui m’anime et me dit qu’il est tout à fait possible d’inverser la tendance.

Selon moi, ce monde va si mal tout simplement parce que nous n’arrivons plus à vivre ensemble. Nous n’arrivons plus à cultiver la paix. Nous n’arrivons plus à accepter l’autre tel qu’il est. La solidarité et le collectivisme ont de plus en plus laissé place à l’individualisme. Et en parallèle, l’humain a tendance à oublier que sa liberté s’arrête là où commence celle des autres.

Aujourd’hui c’est la journée internationale de la Paix, et ce mot est devenu si précieux et cher à nos yeux.Et mon cœur saigne quand je vois toutes ces tragédies et tous ses malheurs qui détruisent la race humaine et son habitat terrestre.

Nul ne peut réécrire l’histoire mais chacun de nous peut aujourd’hui décider d’écrire une nouvelle et meilleure page de sa vie puisqu’il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Comment sommes-nous arrivés à manquer cruellement de paix dans ce monde ? Pourquoi il nous est tant difficile d’accepter l’autre tel qu’il est ? Pourquoi le monde d’aujourd’hui prône plus le « chacun pour soi » que le « Dieu pour tous » ? Toutes ces questions qui pour certains pourrait paraître existentielles ou superflues seraient en vérité d’excellents moyens de remise en cause.

Le continent africain, la future terre promise toujours encline aux conflits qui le secoue 

Malheureusement ce qui se passe en ce moment sur le continent africain vient parfois contredire et compromettre les initiatives et volontés de développement durable du continent qui émergent.

Des conflits ethniques (comme ce fût le cas en Centrafrique), en passant par les conflits politiques (putsch avorté au Burkina Faso), des révoltes populaires liés aux mandats renouvelés des présidents (Congo, Gabon, Tchad….) ou encore des actes d’attentats commis par des barbares (Sahel, Afrique de l’Ouest ou encore Afrique du nord) viennent noircir le tableau du continent.

Mais à l’inverse, on retrouve les jeunes, cette catégorie de la population bien souvent oubliée, qui décident malgré tout de prendre leurs destins en main soit en clamant leur désaccord lors de mouvement de revendications populaires ou soit via des initiatives de développement, d’entrepreneuriat et de leadership.

L’Afrique est un continent, où il y a tout à faire, et ce dans tous les secteurs : éducation, santé, agriculture, tertiaire…. Ainsi donc, sans une stabilité et une paix durable, rien ne pourra se faire efficacement et sûrement.

Un continent européen qui fait face à un défi majeur : crise migratoire et économique

Le continent européen, le plus vieux continent est également confronté à des défis majeurs que sont : la crise économique, les attentats terroristes ou encore la crise migratoire qui engendre de grandes difficultés sur son territoire. Prenons le cas de la France, le pays traverse depuis quelques temps de grandes difficultés économiques qui ont un impact conséquent sur la vie sociale : chômage, restrictions budgétaires publiques, crise du logement…. avec comme premières victimes les jeunes et les personnes aux revenus modestes. Et comme si cela ne suffisait pas, la crise migratoire vient s’ajouter à ces maux : laissant ainsi les élus dans l’incapacité de trouver des solutions efficaces et rapides.

Et bien souvent, nous sommes parfois impuissants face à toutes ces difficultés et tragédies qui viennent se rajouter (notamment liées aux attaques terroristes) qui ont frappé quelques pays d’Europe.

Comme un effet de bombe, ces problèmes entraînent et soulèvent des questions liées au vivre ensemble et à la tolérance. « L’autre » est vu comme une menace ou comme la personne de trop et l’on souhaite s’en débarrasser. Or l’une des richesses de ce continent et de tous les autres d’ailleurs est basée sur sa diversité et sa multiculturalité.

Le continent nord- américain dans la tourmente : comme un air de déjà vu….

Les médias relayent de plus en plus ces informations et scènes bien souvent tristes de population « noire » tuée par des « blancs ».

Je n’ose même pas imaginer ô combien les grandes figures de luttes pour l’égalité raciale tels que Martin Luther King, Malcom X ou encore Rosa Parks (pour ne citer qu’eux) doivent être en train de se retourner dans leurs tombes. Toutes ces années de lutte, de revendication….pour malheureusement en revenir à cela. Comment cette grande puissance mondiale avec à sa tête, un Président Noir (symbole même d’une grande avancée dans la quête de diversité) briguant deux mandats successifs en arrive à ce genre de scènes ?

Pourquoi les différentes communautés (majoritaires comme minoritaires) en arrivent à ne plus pouvoir vivre ensemble ?

Et bien je pense que c’est encore une fois dû au fait que l’on n’accepte pas l’autre tel qu’il est. Et qu’on ne le considère pas avant, avant tout comme tout simplement un Humain ayant un cœur et capable de grandes et de belles réalisations. L’esprit de vengeance, de haine et d’envie a pris le dessus et on souhaite largement pointer du doigt l’autre plutôt que l’aider ou chercher à le connaître pour ce qu’il est. On souhaite défendre avant tout sa personne et non plus se positionner dans le partage et la connaissance de l’autre.

Et comme si cela ne suffisait pas, on voit émerger des leaders qui exercent une mauvaise influence sur certaines catégories de personnes, le tout accentué par des médias oppressants et non objectifs.

Les continents sud-américain et asiatique confrontés eux aussi à des catastrophes terrestres :

Ces continents font également face à des difficultés qui touchent leur sol. J’ai à l’esprit les catastrophes naturelles (alors même que s’était achevé la COP21 à Paris et que la COP22 qui aura lieu au Maroc prochainement approche à grands pas), on assiste encore bien souvent impuissants à des désastres naturels. Même la Terre gronde et laisse exprimer son ras-le-bol.

Et ce sera sans parler des défis démographiques auxquels ils doivent faire face car le continent asiatique est celui qui compte le plus d’habitants au monde (Chine et Inde).

Tous ces maux concourent à dire qu’en effet ce monde va mal et a besoin d’un remède efficace: une pilule paix à prendre chaque matin et une autre nommée amour à prendre chaque soir à vie. C’est l’association des deux qui procurera de la tolérance et qui améliorera le vivre ensemble.

Nous avons besoin d’initiatives et de redorer l’image de l’humanité (qui malheureusement a vu son image se ternir au fur et à mesure).

Nous avons également besoin de laisser à nos générations futures, l’essence même de la vie sur terre, vie qui je le rappelle est dû à l’association de deux êtres.

Pour y remédier, je reste persuadée que l’on doit partir de la base, c’est-à-dire du plus jeune âge. Réapprenons aux enfants ce qu’est l’amour, le respect de soi, le respect de l’autre et la tolérance. Militons davantage pour une reconnaissance et une totale implication des hommes et des femmes dans les instances de décisions et de développement. N’ayons plus à réfléchir de laisser la femme s’investir davantage dans ces processus de développement car elle est une ressource riche et importante.

Impliquons davantage les jeunes dans les initiatives et processus de paix, de dialogue, de développement durable.

La paix, la justice et les institutions efficaces font partie des 17 objectifs de développement durable de l’ONU à l’horizon 2030: ce qui veut dire que ce monde ne se construira pas sans paix, et je rajouterai sans amour. Amour pour soi, amour pour la personne malgré ses différences et amour de la Terre sur laquelle nous vivons. Elle ne nous appartient pas et nous ne sommes que de passage. Ainsi donc nous devons plus que jamais en prendre soin.

Je terminerai ainsi cet article par une citation de Martin Luther King :

« nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots ».


La femme africaine et l’entrepreneuriat, une longue histoire

En Afrique, et plus particulièrement en Afrique subsaharienne, les femmes sont malheureusement les plus touchées par la pauvreté, bien qu’elles demeurent un maillon fort dans l’économie du continent. Elles contribuent pleinement à la croissance économique et jouent un rôle majeur dans la stabilité et le maintien de la paix.

La femme africaine, entrepreneure par excellence :

Historiquement, la femme africaine a toujours été une entrepreneure dans l’âme.

Devenir entrepreneur demande que l’on ait une personnalité forte afin de pouvoir faire face aux différentes difficultés que l’on sera amenés à rencontrer. Et là, on retrouve bien l’essence même de la femme africaine. Elle a toujours été associée à l’image de l’espoir, du courage et de la battante : ce qui fait d’elle une partie intégrante du développement économique, sociale et durable du continent africain.

Elle arrive à gérer sa cellule familiale avec efficacité tout en s’organisant au mieux dans l’unique but de subvenir aux besoins de sa cellule familiale. Que de qualités essentielles qui font d’elles une entrepreneure à part entière.

Certaines femmes contraintes de subvenir aux besoins économiques de leur famille trouvent en l’entrepreneuriat une issue favorable ou même parfois unique pour améliorer leur niveau de vie.

C’est d’ailleurs sur ce continent que les initiatives d’entrepreneuriat sont bien plus élevées que dans les autres parties du monde. Par exemple, on retrouve beaucoup de femmes qui travaillent dans des secteurs agricoles, dans l’artisanat ou encore en tant que commerçantes (nombre important de femmes qui vendent leurs produits dans les marchés).

Selon moi, la femme d’une manière générale, et africaine en particulier, est une entrepreneure née. Réussir à gérer une cellule familiale relève déjà de signaux forts d’un véritable entrepreneur : l’organisation, la gestion budgétaire, la logistique, la communication, l’anticipation et la gestion des risques…

Des mentalités qui renforcent les freins au développement de l’entrepreneuriat féminin : 

Mais les attitudes sociales ainsi que le retard de développement des mentalités constituent un frein véritable à son développement économique, ce qui les empêche de se lancer clairement dans la création d’entreprise. Elles n’ont d’autres choix que de se lancer dans des projets, sans être soutenues la plupart du temps, voire même risqués, qui font qu’elles n’ont aucune garantie vu le caractère informel de leur démarche.

Paradoxalement, même si la femme est perçue comme le pilier de la cellule familiale et une véritable entrepreneure dans l’âme, son image de « femme » se cantonne très souvent à la femme « traditionnelle » liée à la vie de foyer et à la maternité.

Même si on remarque une amélioration dans certains pays, cette image de la femme reste encore très ancrée dans les mœurs.

Une nouvelle génération de femmes qui montrent l’exemple :

Or si l’on arrive à éradiquer certains freins tels qu’un meilleur accès à l’éducation et à l’information dans ce domaine, une suppression des barrières liées à la mentalité et aux attaches coutumières, une meilleure image de la femme en tant que dirigeante d’une entreprise, femme et mère, pour n’en citer qu’eux, cela permettrait une meilleure évolution dans ce domaine.

De plus en plus de jeunes femmes montrent l’exemple et font de l’entrepreneuriat féminin en Afrique un véritable pari gagnant, cassant ainsi cette image « patriarcale ».

Soutenir les femmes dans leur désir d’entreprendre et le promouvoir est selon moi un investissement gagnant et durable.

Le continent africain est l’une des économies les moins développées du monde faisant face à plusieurs difficultés. Et certaines femmes saisissent ces opportunités pour entreprendre et ainsi imaginer des solutions pouvant résoudre ces maux. C’est ainsi que l’on voit naître une multitude de projets innovants dans des secteurs divers tels que l’agriculture, l’éducation, la santé, l’énergie, la télécommunication…

Les femmes africaines, un leadership reconnu:

La femme africaine a un impact et par la même occasion une influence reconnue sur sa communauté. De part sa qualité de gestion et de « débrouillardise », la femme africaine arrive à imposer un certain leadership et management dans sa vie communautaire. Des points essentiels en terme d’entrepreneuriat. Malgré le « sexisme » et la « non-parité » encore présente, les femmes agissent sans cesse pour le développement de leur communauté et ainsi du continent.

L’avènement des NTIC et le poids du mobile : 

Aujourd’hui les nouvelles technologies s’imposent comme une véritable chance pour le développement de l’entrepreneuriat sur le continent.

MacKinsey estime, dans une de ses études, « qu’internet pourrait contribuer au PIB annuel du continent africain à hauteur de 300 milliards de dollars d’ici 2025, tandis que 67 millions de smartphones circulent déjà dans les mains d’une population extrêmement jeune ».

Ainsi les femmes l’ont bien compris et n’hésitent plus à s’intéresser à ce domaine via des formations ou autres moyens afin de proposer au mieux des solutions innovantes.

Les femmes africaines ont un point commun : la détermination 

Ambitieuses, débrouillardes et travailleuses, ces femmes ont toujours à l’esprit d’améliorer la vie de leur communauté et famille.

Ainsi, toutes ces femmes à haut potentiel aspirent toujours à un avenir meilleur et à faire évoluer leur business, et ce, en dépit de toutes les difficultés qu’elles peuvent rencontrer.

Il est évident que le plus grand obstacle auquel ces femmes (et les entrepreneurs de façon général sur le continent) sont confrontées restent l’accès au financement. De plus, les formations et l’accompagnement en termes de gestion et de développement d’une entreprise ne sont pas forcément adéquats. Une offre de services dans ce domaine est primordiale sur le continent pour pouvoir y remédier.

Le Mentoring, une solution adaptée au développement de l’entrepreneuriat aux femmes: 

Mettre en place également des systèmes de « Mentoring » pour permettre à ces femmes d’échanger, partager leurs expériences, accroître leurs réseaux leur procurerait une véritable assurance et leur permettrait de sortir de leur solitude.

Un mentor, c’est une personne qui a beaucoup d’expérience dans les affaires et qui va aider une personne porteuse de projet et souhaitant qu’on lui apporte des conseils, une aide, une vision, de la confiance en soi et du réseau.

Les réseaux de femmes dans les entreprises ou entre entrepreneurs voient le jour de plus en plus et il s’avère que cela porte ses fruits. Les femmes sont un véritable poumon économique et elles pourraient, aux vues de leurs qualités et compétences, prendre part à l’essor économique du continent.

Ainsi donc, communiquer davantage, éduquer et soutenir l’entrepreneuriat féminin permettrait de le voir évoluer efficacement et rapidement.


Mes propositions pour « RE-PANSER » le système éducatif au Tchad

A l’heure où sonne la rentrée des classes en France et un peu partout dans le monde, c’est à la suite d’un superbe article parcouru sur le système éducatif au Mali que je me suis également décidée à en faire autant.

Originaire du Tchad, j’ai plusieurs fois eu la chance de repartir dans ce pays cher à mon cœur et ainsi voir ce qui s’y passait.

Une des tristes réalités à laquelle j’étais confrontée était celle du niveau éducatif des jeunes enfants. Niveau que je qualifierai de critique, pour ne pas dire alarmant.

D’après le Larousse, l’éducation fait référence à l’ensemble des connaissances intellectuelles, culturelles, morales acquises et qui vont plus tard participer à la construction de la personnalité d’un individu.

La question de l’éducation et de la formation est primordiale pour qu’un pays puisse se développer positivement. Comme dans une entreprise, la première richesse d’un pays reste sa ressource humaine.

Ne dit-on pas que la jeunesse est l’avenir d’un pays ? Alors pour miser sur un avenir meilleur et prometteur, on se doit de commencer par assurer une éducation de qualité à ses enfants puisque l’éducation joue un rôle majeur dans la croissance économique et dans le développement social d’un pays.

Même si des progrès en termes de couverture scolaire ont été notés, il reste cependant encore de nombreuses actions à mener pour espérer tendre vers cette perfection en terme de culture d’éducation d’excellence. Je reste convaincue que si l’on investit dans une éducation de qualité dès le plus jeune âge, on mise forcément sur un avenir gagnant. On ne peut certes pas revenir en arrière mais il n’est jamais trop tard pour bien faire les choses.

Je ne cesserai de dire que le Tchad est un pays riche car il regorge de jeunes talents dans différents domaines. Mais les résultats catastrophiques du baccalauréat au 1er tour (notamment avec un taux de réussite de de 8,71% pour la session de juin 2013 et de 19,84% pour celle de 2016) m’ont tout de même laissé confuse.

Ainsi je pense qu’il serait également judicieux pour ce pays de repenser le système éducatif national et d’investir comme il se doit dans ce secteur déterminant pour son développement.

J’aime beaucoup cette citation de Nelson MANDELA :

« L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde ».

C’est ainsi que j’ai souhaité, au travers de mon humble expérience et vision des choses, proposer quelques idées de réflexion, propositions pour panser ce système éducatif public qui a subi un changement négatif radical.

1 : Solidifier les bases de l’éducation au travers de la petite enfance :

Développer ces bases d’apprentissage pourrait déjà permettre de participer à l’éducation sociale de l’enfant. Même si on remarque souvent que le système des crèches/garderies n’est pas forcément développé en Afrique, et plus particulièrement au Tchad (comme en Europe) compte tenu de solutions adaptées au mode de vie local, les enfants demeurent tout de même une des catégories les plus exposées aux difficultés en Afrique.

Chaque enfant qui naît a des droits. Et même si à cet âge le plus grand travail d’éducation se fait par les parents, l’enfant arrive dans un univers (par exemple en maternelle) où il sera confronté à de nouveaux regards et où il entamera son processus de sociabilité bien loin de son entourage habituel.

C’est en ce lieu que l’enfant se familiarisera avec l’apprentissage des bonnes manières, des habitudes, et des savoirs vivres en public. Il apprendra les règles également de la communication et toutes les activités pouvant favoriser son éveil. Et pour cela, une meilleure formation du personnel est primordiale. Bien souvent à N’Djamena (capitale du Tchad), j’entends certains parents se plaindre du fait que leur enfant ait été « victime » d’un mauvais traitement de la part du personnel (vol d’objets personnels, traitements corporels non justifiés, manque de justesse dans son autorité…) Ainsi, il y va du rôle important du personnel encadrant de réussir à gérer ces genres de situations et de montrer l’exemple.

2 : Faire de l’école un lieu d’équité et de justice sociale :

  • Permettre une école pour tous gratuite et obligatoire à un certain âge :

Le système public Tchadien reste malheureusement en recul par rapport au privé. Je ne dis pas là qu’en terme de qualité d’enseignement le privé est forcément meilleur. Mais encore bien souvent au Tchad, les parents aisés n’hésitent pas à payer cher des années scolaires à leurs enfants pour leur permettre d’accéder à des enseignements de qualité : ce qui est devenu un véritable business lucratif dans le pays. Et malheureusement, ce sont, une fois de plus, les enfants de parents à faible moyens qui en paient le prix fort : une certaine inégalité qui s’installe déjà dès le début : favorisant ainsi une éducation à double vitesse.

  • Proposer une meilleure formation des enseignants et du personnel encadrant :

Une formation aussi bien axée sur l’aspect pratique et technique des cours dispensés que sur l’aspect personnel. Quand je parle « d’aspect personnel », je souhaite souligner entre autre le comportement parfois non exemplaire de certains professeurs : ce qui bien souvent laisse un impact négatif sur les élèves et encouragerait à la déviance. Les professeurs sont avant tout des personnes qui transmettent un enseignement, un savoir et la plupart d’entre eux devraient apprendre à fixer certaines des limites relatives à leur vie privée et professionnelle.

  • Améliorer les conditions de vie lors des cours :

Bien souvent, certaines écoles du public font face à des sureffectifs dans les classes : situation extrêmement difficile aussi bien pour les professeurs que pour les élèves. Cela passe entre autre par :

  • la construction d’écoles supplémentaires
  • l’ouverture de classes permettant ainsi de lutter contre le sureffectif
  • la rénovation de certains établissements vétustes
  • les dotations en nouveaux matériels qui pourraient déjà permettre aux écoliers de travailler dans le minimum de confort requis
  • Intensifier les sensibilisations à la scolarisation des jeunes filles :

africa-866604_960_720Malheureusement au Tchad comme dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne, la scolarisation des filles reste encore un problème prédominant. Même si l’on voit des actions se mettre en place, dans les zones rurales par exemple, le nombre de jeunes filles n’ayant pas encore accès à l’école est alarmant. Ainsi investir massivement et redynamiser la scolarité chez les filles permettra de lever les barrières et faire prendre conscience aux personnes que l’accès à l’éducation est non seulement un droit pour l’enfant mais surtout un gage de réussite menant vers de belles opportunités. Pour certains parents l’avenir de la fille se résume au mariage, à la maternité et à la vie de foyer. Et pour cela, l’intervention de plusieurs acteurs, politiques couplée à d’autres, en ce sens permettra de faire avancer plus rapidement et efficacement les actions.

  • Revoir le programme d’enseignement en incluant une éducation civique et patriotique :

Avant toute chose comment peut-on demander aux jeunes de s’intéresser à leur pays si on est incapable de leur enseigner l’histoire, la géographie, la culture du pays ? Il est donc essentiel d’enseigner aux jeunes enfants les matières qui leur permettront de mieux connaitre leur pays. Pour faire face aux enjeux de la mondialisation et de toutes les conséquences qui en découlent, le Tchad a besoin de se doter de personnes responsables et engagées. L’école va donc jouer un excellent rôle formateur. Les enfants doivent se sentir impliqués civiquement dans le développement de leur pays et en être fiers car avant de savoir où l’on veut aller, il est primordial de savoir d’où l’on vient.

3 : Développer l’esprit d’entreprise au travers d’une meilleure offre de formation

Redonner le goût d’étudier aux jeunes enfants face à un laxisme qui prend de l’ampleur

On entend bien souvent dire que les élèves ne réussissent pas parce qu’ils ne sont pas motivés. Or c’est à se demander si finalement ils ne sont pas motivés par ce qu’on ne leur donne pas envie d’étudier et qu’on ne leur transmet pas l’envie de réussir. Échouer est un facteur déterminant de démotivation. Ainsi donc, accompagner les enfants en cas de difficultés rencontrées (ce qui peut arriver) et les aider à trouver en eux leurs talents et leurs goûts pour un certain domaine d’étude est essentiel.

Quelques solutions sont possibles :

  • proposer des activités extrascolaires afin de leur permettre de coupler leur dynamique, motivation à d’autres activités : sport, théâtre, musique, chant, danse, bénévolat, ateliers créatifs….
  • Proposer des ateliers en petits groupes permettant ainsi aux enfants de laisser libre recours à leurs imaginations et ainsi pouvoir apprendre à parler en public, donner son avis, proposer des idées…
  • Responsabiliser, motiver et impliquer davantage les enfants dans la vie de leurs classes
  • Impliquer davantage les parents dans la formation scolaire de leurs enfants via un meilleur suivi scolaire tout en permettant à leurs enfants de se responsabiliser
  • Travailler encore plus les langues : française et autres langues étrangères leur permettant de mieux pouvoir s’exprimer et s’ouvrir au monde

Inclure les nouvelles technologies dans leurs cursus d’apprentissage

Aujourd’hui, il va sans dire que les nouvelles technologies sont indissociables du développement du continent. Ils permettent de se former aux métiers de demain. Ainsi, pour espérer voir se développer les métiers de demain sur son sol, il serait aussi important de pouvoir les former dès le jeune âge : d’autant plus qu’ils sont curieux, motivés et apprennent vite. Les technologies sont un excellent facteur d’apprentissage rapide et efficace chez les jeunes enfants.

Proposer des filières en alternance :

Cela permettrait aux jeunes de coupler les formations théoriques et pratiques afin de mieux appréhender le monde professionnel et les préparer efficacement pour leur entrée sur le marché du travail (aussi bien pour les formations courtes que longues).

Proposer un meilleur système d’orientation des jeunes et diversifier les offres de formations post-bac :

En effet, au Tchad il existe bien évidemment, comme un peu partout en Afrique des formations que je qualifierai de « traditionnelles » (le droit, la médecine…) mais pas assez de formations d’excellences dans des domaines variés.

Certains pays tels que le Sénégal ou encore la Côte d’Ivoire proposent des formations d’excellences et reconnues sur leur territoire pouvant ainsi permettre d’éviter la fuite de leurs cerveaux. L’orientation au Tchad reste critique et malheureusement bon nombre de jeunes se retrouvent à faire des formations par défaut, à aller étudier à l’étranger où tout simplement à arrêter leurs études faute de solutions.

L’on pourrait promouvoir des filières plutôt techniques dans les différents secteurs (primaires, secondaires et tertiaires), et qui sont sources d’employabilité non négligeable.

Et enfin, le meilleur pour la fin : sensibiliser les écoles, universités… à l’entrepreneuriat en proposant par exemple des cours d’initiation à ce domaine

En tenant compte des besoins de l’économie et de son désir de réussite, l’éducation nationale passera aussi par un système de sensibilisation à l’entrepreneuriat. Même si l’objectif n’étant pas de former forcement de futurs entrepreneurs, les initier à l’entrepreneuriat, leur permettrait de se familiariser au monde de l’entreprise et de commencer à travailler à l’avance sur leur projet professionnel.

Les jeunes adopteraient une posture plus professionnelle et faire émerger déjà quelques belles idées : véritable gage de réussite. Et qui sait, l’on pourrait faire naître des vocations et encore plus d’emplois pour remédier au problème majeur de chômage des jeunes. La création de ses emplois passerait donc par la naissance de petites et moyennes entreprises : principales sources de recrutement et de création de richesses.