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Une application utile à télécharger : Darna-Afrique, un espace collaboratif et utile au service du développement d’un continent

Dans un précédent article, je réalisais le portrait d’un jeune « serial » entrepreneur Tchadien, fondateur de l’application « Darna Afrique ». Une application incontournable qui permet aux utilisateurs de découvrir les grandes villes d’Afrique, grâce aux meilleures adresses sélectionnées pour notre plus grand bien.

Elle est téléchargeable sur les smartphones gratuitement, et met en valeur les services ainsi que le savoir-faire des professionnels et des entreprises, tant au niveau local qu’international.

Nair Abakar, le fondateur de cette application et jeune prodige passionné de l’informatique, a depuis son enfance eu le soucis de participer activement au développement du continent africain.

En effet, ce jeune ingénieur en informatique décisionnelle a donc choisi la voie de l’entrepreneuriat pour relever ce défi et ainsi proposer des solutions innovantes en réponse aux problèmes rencontrés par le continent.

 

Une des particularités de Darna Afrique est que les utilisateurs ont tout à fait la possibilité de proposer des adresses qu’ils jugeraient utiles et intéressantes à faire découvrir via un formulaire d’ajouts facile et rapide à remplir.

Parmi les catégories présentes, on retrouve notamment :

  • les hôtels
  • les services
  • l’éducation
  • les restaurants
  • les commerces
  • et loisirs

A ce jour, plus d’une vingtaine de pays sont déjà proposés et les autres le seront très prochainement.

 

Vous souhaitez :

  • partager avec les différents utilisateurs les bonnes adresses de votre pays et ainsi mieux le faire connaître ?
  • mettre en valeur le savoir-faire local?
  • donner une meilleure visibilité aux établissements ou services locaux auprès de clients potentiels
  • être un acteur clé du tourisme et donc du développement de votre pays
  • Ou encore participer activement à redorer l’image de cette Afrique heureuse et dynamique ?

 

N’hésitez plus vous êtes au bon endroit. Il vous suffira tout simplement de visiter la page Facebook de Darna Afrique et par la suite de télécharger gratuitement l’application.

 

Pour plus d’informations, n’hésitez pas non plus à regarder la vidéo de présentation de l’application :

Liens de téléchargement de l’application :

Google Play : https://bit.ly/DarnaGooglePlay


Nair Abakar, jeune « serial » entrepreneur tchadien qui transforme les maux des africains en solutions innovantes

NAQui est Nair ?

Jeune prodige et passionné de l’informatique, Nair a, depuis son enfance eu le soucis de participer activement au développement du continent africain.

En effet, ce jeune ingénieur en informatique décisionnelle a donc choisi la voie de l’entrepreneuriat pour relever ce défi et ainsi proposer des solutions innovantes en réponse aux problèmes rencontrés par le continent.

Focus sur son projet:

C’est en Juillet 2015 que Nair lance officiellement « Darna Tchad » : une application incontournable qui permet aux utilisateurs de découvrir la capitale, N’Djamena, grâce aux meilleures adresses sélectionnées pour notre plus grand bien. Cette application, téléchargeable sur les smartphones gratuitement, met en valeur les services et le savoir-faire des professionnels et des entreprises, tant au niveau local qu’international.

L’intérêt de l’application est multiple:

  • Dans un premier temps, elle tend à apporter une autre vision du Tchad, de l’Afrique et de ses cultures sur le monde.
  • et dans un second temps, elle est une formidable occasion pour les professionnels, de donner de la visibilité à leur établissement auprès de clients potentiels, leur permettant ainsi de proposer des services ciblés.

Plébiscité par ses utilisateurs et son franc succès au Tchad et à l’international , Nair ne s’arrête pas en si bon chemin et choisit de faire évoluer son application en créant donc une nouvelle version qui sera amenée à couvrir toute l’Afrique et ainsi proposer plus de fonctionnalités.

Toujours animé par la volonté de contribuer au développement de ce continent cher à son cœur, Nair choisi de s’attaquer à un autre domaine important qui est celui de l’éducation : un défi majeur et motivant pour ce jeune entrepreneur ambitieux. C’est ainsi qu’il choisit de lancer une plateforme numérique : « Afrique Campus » qui viendrait palier le manque de service aux étudiants africains.

Afrique Campus est une plateforme qui a été mise en place pour simplifier les démarches de pré-inscription des étudiants dans l’enseignement supérieur en regroupant sur un seul site l’ensemble des formations post-baccalauréat du monde.

Beaucoup de jeunes africains attendent bien souvent d’obtenir le fameux sésame: le baccalauréat, pour ainsi se poser la question de l’orientation et préparer au mieux la suite de leurs études. Or il est important de rappeler que les démarches post-bac relèvent très souvent du parcours du combattant.

Le futur étudiant sera désormais, grâce à cette plateforme, accompagné et guidé dans son choix de cursus pour augmenter ses chances d’intégrer la filière adéquate à ses ambitions.

L’aventure entrepreneuriale s’est naturellement présentée à Nair.  En effet, comme indiqué au préalable, ce jeune passionné, voulait, depuis son jeune âge, « aider l’Afrique d’une manière ou d’une autre ». C’est cette motivation qui lui a été incoutournable et qui lui aurait permis de se lancer assez facilement dans le monde entrepreneurial.

Faire évoluer les mentalités et crée le besoin chez les gens, sont deux facteurs importants qui ont interpellé la conscience de Nair. Selon lui, je cite : « l’africain à d’autres priorités dans la vie que d’accéder aux technologies qui peuvent pourtant améliorer le quotidien grâce à des solutions innovantes. »

Aujourd’hui, il souhaite y répondre en participant activement et positivement au développement de l’Afrique pour ainsi rattraper le retard pris sur les autres continents, via notamment des solutions à la portée de tous.

En terme de perspectives de développement, on peut dire que Nair est un jeune serial entrepreneur très ambitieux et motivé.

Aujourd’hui, il porte donc les deux grands projets qui ont pour but d’aider l’Afrique et les africains d’un point de vue positif et ainsi participer au rayonnement du continent sur le plan mondial dans la durée notamment grâce à:

  • l’application « Darna » avec laquelle Nair souhaite couvrir tout les pays d’Afrique et se placer comme le numéro 1 en terme de référencement et de guide. Il souhaite y donner de la visibilité au savoir faire africain.
  • et à la plateforme « Afrique Campus » qui a pour but, d’accompagner les étudiants africains, dans leur quête d’excellences en terme de formations et ainsi participer à la lutte contre le phénomène de « la fuite des cerveaux ».

Remarques et suggestions :

Nair nous fait le plaisir de partager quelques précieux conseils avec les lecteurs.

NA : « Nous vivons dans un monde où l’innovation à une grande place dans la société. Avec de gros moyens ou des petits moyens, tout le monde à sa place dans le développement. De nos jours, on a de très bons exemples de personne qui ont commencé avec rien mais juste avec une idée dans la tête qui les a porté.

S’il faut donc retenir une seule chose de entrepreneuriat c’est que « La vie mérite d’être vécu sans regrets ». »

Ce sont sur ces paroles motivantes et pleines de sens que nous clôturons le portrait de Nair, ce jeune entrepreneur ambitieux et passionné par ce qu’il réalise.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à suivre ces actions à travers les pages Facebook (ci-dessous).

Nous souhaitons beaucoup de succès à Nair, et sommes convaincus de la réussite de ses projets ainsi que de ses actions en faveur d’une Afrique émergente et positive.

Page Facebook Darna: https://www.facebook.com/darna.afrique/

Page Facebook Afrique Campus: https://www.facebook.com/AfriqueCampusPortail/

 


La mode africaine comme levier majeur de l’entrepreneuriat des jeunes

Le plus souvent lorsqu’on parle de mode ou de design, on fait appel à la créativité, au talent et à l’innovation.

Plus spécifiquement en Afrique, le secteur de la mode fait référence à l’utilisation des matières textiles telles que le Wax, le Bazin ou encore le Bogolan. Ces matières sont très prisées par la gente féminine dans nos pays d’Afrique et vont jusqu’à s’installer dans nos sociétés actuelles, comme c’est le cas en Europe ou encore en Amérique.

Aujourd’hui, au vue de cette « mondialisation » accrue, on remarque une expansion galopante du tissu africain dans nos vies quotidiennes et une volonté pour les nouvelles générations d’Afrique de redorer l’image du continent. On le remarque dans différentes catégories. Pour cela, l’entrepreneuriat est devenu un moyen d’action efficace et rapide de le faire connaître.

La mode, en l’occurrence, fait partie de ces leviers majeurs au service de l’entrepreneuriat des jeunes, tant sur le continent africain que dans les pays du reste du monde.

Au delà de la commercialisation même de ces tissus, on remarque de plus en plus que les jeunes générations africaines choisissent de se lancer dans la conception de modèles à base de textiles africains. Ils contribuent fortement à l’expansion de cette Afrique « Positive et Talentueuse » tant convoitée. Quand je parle de cela, je pense à quelques jeunes qui se sont fait connaître tels que :

  • «Ayite Maureen, jeune entrepreneure originaire du Bénin, amoureuse du pagne et fondatrice de la célèbre marque Nanawax.
  • Lodia Kpodzro, jeune créatrice originaire du Togo et fondatrice de BaZara’Pagne,
  • Bernie Seb, jeune style originaire du Burkina Faso, fondateur de sa marque de prêt à porter « De la Sébure » pour hommes
  • Charlotte Mbatsogo, jeune créatrice originaire du Cameroun, fondatrice de la marque Fil de cuivre

 

A l’instar de leurs aînés tels que Pathé’o (Côte d’Ivoire), Alphadi (Niger), Gilles Touré (Côte d’Ivoire) ou bien d’autres, ces jeunes générations ne manquent pas de créativité et ne cessent d’innover afin de faire de ce bout de tissu un élément de la vie quotidienne qui servira à remettre au goût du jour les traditions africaines.

Ces jeunes africains nés sur le continent ou ailleurs font partie de ces nouvelles générations d’ambassadeurs du continent. Par leur passion de la mode, ils posent un autre regard de l’Afrique et arrivent à créer des emplois et de la richesse tout en alliant leur passion.

Pour faire un petit rappel, le pagne puise ses origines en Indonésie avant que les Hollandais n’en reprennent les méthodes de fabrication pour mieux l’exporter. Le pagne est une étoffe ou encore un morceau de tissu. Mais le pagne a très vite pu évoluer et ne pas représenter que le seul morceau de tissu. C’était un outil indispensable à la femme africaine.

Aujourd’hui le pagne bien qu’il ait été découvert ailleurs, est très répandu sur le continent africain. Il est symbolique car il est un moyen d’expression et de revendication culturelle.

Avec l’existence des nouvelles technologies de l’information et de la communication, on assiste également à une renaissance du tissu sur le monde virtuel : un excellent moyen de promotion et de communication. Pour cela, on pourrait notamment citer les blogueur(euse)s qui font de cette matière une passion et un moyen de communication largement ouvert à tous.

J’ai en tête notamment le site « Pagnifik » créé par la jeune ivoirienne Mary NGUETTA, qui à travers ce site internet communique efficacement sur le pagne dans tout son ensemble. De plus, elle organise des évènements (Wax a Wonderful World) qui permettent aux amateurs et aux passionnés de se retrouver le temps d’une journée et de profiter des activités et des ventes proposées.

On peut donc dire que les tissus africains et plus particulièrement le pagne wax ont véritablement conquis une grande partie du monde au point que des célèbres marques comme Nike s’y intéressent de plus en plus.

Ceci est en grande partie dû à cette jeune génération africaine qui, à travers ses talents et ses ambitions se posent comme la garante d’une Afrique positive et meilleure.

Néanmoins c’est à se demander si, au vu de cette évolution galopante, la mode africaine ne perdra pas de sa valeur et si l’absorption de ces modèles par les grandes marques n’aura pas un impact économique négatif comme la cherté des tissus, qui pour l’instant restent encore accessibles pour la plupart.

Dans tous les cas, on peut constater que la mode africaine a encore une longue vie devant elle.

 


« Les Femmes, avenir du continent africain » : retour sur un évènement riche en enseignements

Le Mardi 23 Février 2016, s’est tenu un événement que l’on pourrait qualifier d’historique en France sur le thème suivant : « Les femmes, avenir du continent africain ».

A travers ses débats, le journal Le Monde Afrique a choisi, après une première édition qui s’était tenue à Abidjan en septembre 2015, de mettre à l’honneur pour cette seconde édition la Femme Africaine à Paris.

C’était la 1ère fois où j’assistais à un événement qui réunissait, en un lieu chargé d’Histoire (le Musée du Quai Branly), des femmes et des hommes qui se soucient de la véritable place de la femme africaine au sein même de son continent : une véritable surprise.

Je reviens donc dans cet article sur les messages et temps forts que l’on pourrait retenir de cet événement.

Les femmes, le plus souvent victimes d’injustices, sont pourtant une chance inexplorée pour le continent 

La femme africaine a toujours été perçue comme une femme battante et entrepreneuse. Organiser ce débat sur son rôle et son existence était plus que nécessaire : c’était une belle façon de lui rendre hommage, tout en bousculant les consciences et mentalités actuelles.

La chanteuse malienne Kandia Kouyaté disait : « L’homme et la femme peuvent subvenir ensemble aux besoins du foyer. La femme est la force de l’homme ». Cette phrase prend tout son sens dans le combat que mènent de plus en plus de femmes pour revendiquer leurs droits et leurs reconnaissances.

Malheureusement, dans plusieurs pays du continent, la femme africaine est encore torturée, humiliée, violée et pas du tout reconnue comme une citoyenne à part entière. Par exemple, dans les zones de conflits, comme c’est encore le cas au Congo, le viol est utilisé comme une arme de guerre et de destruction massive qui bafoue les droits de la Femme. Et cela a été à plusieurs reprises mis en avant, pour rappeler à quel point les femmes en Afrique subissent encore des violences physiques et morales contraires aux droits humains.

Le Dr Denis MUKWEGE, ce gynécologue et militant des droits de l’homme, a reçu de nombreuses distinctions internationales pour sa noble cause et son combat contre les violences faites aux femmes au Congo.  Ce qui laisse comprendre que le combat pour la valorisation de la femme en général n’est pas seulement réservé aux femmes et est encore loin d’être gagné. Ce combat, pour qu’il soit gagné, devra se faire conjointement avec les hommes et les femmes et permettre aux femmes de mieux exprimer leurs droits.

Les femmes africaines représentent la moitié du continent et également un atout de développement incroyable. Elles consacrent une grande partie de leurs revenus pour le bien-être de leurs enfants et de leur communauté.

Certaines femmes, pour subvenir à ces besoins, travaillent de manière informelle. Elles entreprennent par nécessité et arrivent finalement à prouver que l’entrepreneuriat est un pari gagnant pour l’avenir économique du continent.  Faute d’accès à des financements ou au droit foncier, elles se lancent dans des activités informelles qui sont pourtant des secteurs de croissance potentiels (agriculture, élevage, commerce), ce qui les exposent davantage à des risques et à un avenir incertain.

Les femmes en Afrique se doivent d’être plus responsabilisées et impliquées qu’aujourd’hui. Et pour cela, une meilleure éducation et promotion de leurs droits est essentielle.

En revanche, on les retrouve également présentes à des postes politiques. Par exemple, selon des chiffres de la Banque Mondiale, on compte 64% de femmes au Parlement rwandais (ce qui est parfois même supérieur à certains pays de l’OCDE).  Ce qui laisse entendre que l’Afrique est capable de changer de cap et doit enfin comprendre qu’associer les femmes aux stratégies de développement et aux instances décisionnaires du pays est primordiale pour sa croissance.

Des temps forts marqués par la présence de personnalités remarquables et de profils divers tous unis pour un seul but : l’émergence et l’émancipation réelle de la femme africaine pour un meilleur développement du continent 

Ce débat n’aurait pas eu le succès qu’il a rencontré sans ses temps forts, animés par la présence de personnalités et intervenant(e)s remarquables. Chacune d’entre elles, à travers son vécu et ses actions en faveur du développement de l’Afrique, et en particulier des femmes africaines, a pu partager ses expériences sur le sujet.

Cela pourra être très long d’évoquer de façon individuelle les messages de chacune des personnes lors de leurs passages, mais, à l’unisson, ces personnalités ont prôné un véritable message d’espoir et de détermination pour la cause féminine sur le continent africain.

On pourrait notamment citer la présence de :

  • Thierry Michel : réalisateur du film « L’homme qui répare les hommes », présent pour parler du film et des conditions de tournage
  • Makhtar Diop : vice-président de la Banque Mondiale pour l’Afrique
  • Leymah Gbowee : activiste et Prix Nobel de la Paix
  • Fadumo Dayib : ex-réfugiée et candidate à l’élection présidentielle de Somalie
  • Ebele Okobi : directrice des politiques publiques de Facebook Afrique
  • Chimamanda Ngozi Adichie : écrivaine nigériane
  • Stephan Gladieu : photographe professionnel ayant réalisé des portfolios sur les femmes africaines
  • Magatte Wade : fondatrice et directrice de la marque Tiossan
  • Awa Coll Seck : ministre de la santé du Sénégal
  • Liya Kebede : mannequin et actrice Ethiopienne
  • Caren Grown : directrice genre à la Banque Mondiale
  • Safia Otokoré : responsable relations extérieures genre de l’AFD
  • Bruktawit Tigabu : entrepreneure sociale et lauréate du prix Rolex à l’esprit d’entreprise
  • Erik Orsenna : écrivain et membre de l’Académie française
  • Fatou Bensouda : procureure générale de la Cour Pénale Internationale (invitée surprise) 

Des performances artistiques pour rappeler à quel point l’Afrique est un continent riche et qui a beaucoup à donner et apprendre aux autres régions du monde 

Les œuvres artistiques étaient au rendez-vous. En effet, l’événement a été fortement marqué par la projection de :

  • La bande annonce du film : « L’homme qui répare les femmes »
  • La bande annonce de la série « C’est la vie » (série sénégalaise)
  • Trois portraits de femmes présentés par le Fonds Français Muskoka
  • D’un portfolio de portraits de femmes africaines par le Photographe Stephan Gladieu

Et les performances musicales de :

  • Patricia Essong, jeune chanteuse d’origine Camerounaise qui par son album encourage la jeune génération africaine, surtout de la diaspora à ne pas perdre l’héritage sacré qu’est la langue. La langue, une véritable richesse culturelle.
  • Salif Keita, grand artiste chanteur Malien, qui a fait de sa musique un véritable pouvoir culturel et universel. Il a également profité de cet événement pour faire un bel éloge de la femme africaine et parler de son association en soutien aux personnes albinos menacées sur le continent.


Le téléphone à tout faire en Afrique, l’industrie mobile

Avec 54 pays que compte le continent africain et une population qui va doubler dans les trente prochaines années, l’Afrique est un continent en pleine expansion. Le téléphone mobile est présent partout sur le continent africain. C’est surtout en Afrique subsaharienne que l’on remarque un développement rapide de la téléphonie mobile puisque cette industrie participe activement à l’essor de la croissance économique.

Selon GSMA (l’association qui représente 850 opérateurs de téléphonie mobile à travers 218 pays du monde), l’industrie mobile représente 3,3 millions d’emplois dans la région et contribue à plus de 6% du PIB de l’Afrique subsaharienne, contre 4% en Amérique latine et à peine 1,4% dans la région Asie-Pacifique.

On pourrait se demander comment dans cette partie du monde, plutôt connue comme étant dit des pays pauvres ou en voie de développement, on pourrait avoir un développement de l’industrie mobile ?

Cela s’expliquerait tout d’abord par deux phénomènes :

-le nombre important de la population jeune vivant en Afrique : en effet, selon des chiffres de la Banque Mondiale, d’ici cinq ans, 50% de la population active de l’Afrique aura moins de 25 ans

-l’urbanisation croissante : phénomène d’exode rural conséquent.

 

De nos jours, le téléphone mobile ne sert plus seulement qu’à communiquer. On l’utilise pour de plus en plus de services annexes : ce qui inspire d’ailleurs de plus en plus de jeunes africains à innover et à proposer des idées de start-up pour palier au manque de solutions sur le continent. Parmi ces exemples, on retrouve notamment des idées dans les domaines tels que :

  • la santé
  • les flux financiers (banques mobiles notamment)
  • les services (paiements des factures)
  • la formation (exemple au Kenya : « ICow » dont la fondatrice a eu pour idée de proposer du conseil et de la formation aux agriculteurs Kenyans grâce au mobile)
  • les transports

Certains géants de la téléphonie mobile ont compris les enjeux importants de ce boom de l’industrie mobile sur le continent et s’adaptent au marché en proposant de plus en plus de services adéquats.

Cependant, on remarque dans certains pays d’Afrique un manque de concurrence, voire même une monopolisation du marché de la téléphonie mobile : ce qui reste un problème majeur en terme de qualité d’offres et de services. En effet, si on prend le cas du Tchad, pays d’Afrique centrale, on se rend compte que le marché de l’industrie mobile est très largement dominé par les opérateurs Airtel et Tigo. Cependant, la population est toujours confrontée à un manque de qualité en terme de couverture réseaux et de service client, le tout primé par un manque de transparence en ce qui concerne les tarifs appliqués pour les forfaits, laissant ainsi une population insatisfaite.

Ainsi, c’est à se demander si finalement le rôle de l’Etat ne serait pas important pour réguler les opérateurs et faire jouer la concurrence dans ce domaine. Ce qui permettrait à la population de bénéficier d’offres et de services de qualité.