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Au Tchad, le client n’est pas toujours le Roi mais bien souvent le tiroir-caisse

Cela faisait belle lurette que cet article me trottait à la tête et que je prévoyais de le réaliser. Puis après plusieurs mauvaises expériences clients, j’ai été réellement satisfaite de mon expérience client vécue avec la Banque panafricaine UBA Tchad. D’où cette inspiration finalement pour cet article.

En effet, nouvellement cliente chez eux, j’ai été vraiment bluffée par toute l’expérience client vécue : de l’accueil jusqu’à la fin de la prestation. Pas un seul instant je n’ai senti une réelle frustration contrairement à d’autres expériences au sein d’entreprises, d’institutions ou administrations où le client n’est définitivement pas le Roi mais juste le « porte-monnaie ».

A lire aussi: Après Facebook Messenger, UBA Tchad lance “LEO” sur WhatsApp: son jeune banquier virtuel

Au Tchad, la relation client n’est pas encore au goût du jour.

C’est peut-être exagéré ce que je m’apprête à relater mais très honnêtement on prend le client comme un « emmerdeur », un tiroir-caisse qui doit juste se taire et payer son service au lieu de le considérer finalement comme le ROI.

Nombreux(ses) sont ils/elles à se plaindre en continue de certaines qualités de services à des endroits précis: impolitesse du personnel, manque de rapidité, absence de sourire, réponses parfois déplacées, indisposition vis à vis des clients, bref tout est là pour dégoûter le client et le pousser à ne plus revenir. Bien souvent, ces comportements sont faits exprès.
On cultive la médiocrité et on s’y conforte: quel dommage !

Mais face au manque accru de concurrence (dans certains endroits), le client se trouve obligé de prendre son mal en patience et d’accepter tous les caprices de certain(e)s employés. Mais tout cela aura bien une fin : croyez-moi!

Il est important de réveiller les consciences et changer nos mentalités. J’entends ça et là de nombreuses personnes se plaindre de la relation client dans différents endroits : restaurants, banques, institutions, entreprises, administrations……laissant ainsi une mauvaise notoriété pour le lieu. Mais rien n’y est fait.

La qualité du service client dans nos entreprises, institutions ou administrations peut VRAIMENT faire la différence dans plusieurs cas de figure.

Sandrine NAGUERTIGA

La culture client, un levier majeur pour la transformation d’une entreprise

Les entreprises proposant du service aux personnes doivent faire de la relation client une priorité et l’inclure au coeur de leurs activités, car au final tous les efforts doivent être faits pour que le client consomme et achète. Et il n’y a pas meilleure réputation que le bouche à oreille, surtout au Tchad.
Le contact avec l’humain continue d’être privilégié par les clients quand bien-même l’on assiste à une diversité des canaux de relation client (digital notamment).

La culture client est donc l’un des principaux leviers de la transformation des entreprises, devant la digitalisation. Comment satisfaire le client? Comment faire de telle sorte à ce qu’il puisse être fidèle à la marque, à l’entreprise et surtout qu’il puisse être un vrai ambassadeur? Tout simplement en lui faisant vivre une expérience client hors du commun.

Qu’est-ce que l’expérience client?

L’expérience client fait référence à l’ensemble des émotions ressenties par un consommateur vis-à-vis d’une marque, d’une entreprise…
Elle comprend donc toutes les interactions entre l’acheteur et la marque avant, pendant et après l’acte d’achat ou de service.

De nos jours, la concurrence se fait chère et ne pardonne pas. Les entreprises locales se doivent donc de s’aligner sur cette évolution pour ne pas rester en arrière.
Le recrutement du personnel doit inclure cette dimension hautement importante et l’entreprise doit s’assurer du bon fonctionnement de cette relation client et investissant dans des formations.

L’humain, l’humain et encore l’humain.

L’humain est la ressource première d’une entreprise au même titre que le client, qui achète les biens et services.
Vous verrez que la gestion de la relation client comporte des codes qui ne sont, pour autant pas sorciers.

Alors pour espérer gagner en excellente réputation, les entreprises locales ou internationales basées au Tchad doivent vraiment faire de cette expérience client/gestion de la relation client un levier majeur pour leur transformation en investissant massivement (s’il le faut) dans la formation.
Car l’expérience client sur le digital est encore une autre affaire. Et si la relation humaine n’est pas intégrée dans les codes, difficiles de réussir à relever ce challenge numérique.


Comment je gère mes messages à l’ère du numérique?

L’émission de ce jour sur 7 milliards de voisins – RFI traite d’un sujet particulièrement intéressant : « Comment gérer ses messages à l’ère digitale? ». Une émission à laquelle j’avais été invitée à partager mon point de vue ainsi que mon vécu mais pour lequel malheureusement faute de temps je ne pourrai y participer.

Cependant, j’ai trouvé important de traiter de ce sujet de société présent mais peu abordé à travers cet article.

Les canaux de communication ne cessent de se développer depuis l’avènement des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) : messageries instantanées WhatsApp, Facebook, Twitter, Instagram, SnapChat, et aussi les mails ou encore messageries instantanées d’entreprises.

Selon une information tirée de l’émission en question sur RFI : « En 2017, ce sont près de 700.000 messages par seconde qui se sont échangés dans le monde.« 
Un chiffre qui laisse comprendre l’importance de ce « phénomène » laissant ainsi place à la pression dans plusieurs cas de figures, quand il s’agit de gérer ses messages.

A lire aussi: 5 raisons pour lesquelles j’ai décidé de me faire une digital détox

En ce qui me concerne particulièrement, je remarque un réel manque d’interactivité sur les réseaux sociaux.
Normalement quand on est sur les réseaux sociaux, et qu’on souhaite contacter une personne qu’on ne connait pas pour la plupart du temps, on doit aller droit au but. 

Certaines personnes pensent que l’on est sur un chat (messagerie instantanée) alors ils envoient des messages en fonction de vos réponses retours. Dans bien souvent des cas, ces messages n’ont aucune réelle importance et ne font que vous faire perdre un temps considérable.

L’éducation numérique est capitale sur le continent africain.

Sandrine Naguertiga, blogueuse et tech-entrepreneure

Pour y remédier, j’ai fini par trouver des solutions et adopter des mesures pour mieux gérer mes messages. Je le partage avec vous ci-dessous :

1) Séparation primordiale entre vie privée et vie publique / professionnelle

Je vous avoue que par exemple, pour avoir séparé sur Facebook, mon profil perso de ma page publique m’aura permis de mieux dissocier ma vie privée de ma vie professionnelle. Vous ne culpabilisez plus et vous savez exactement quoi faire.

2) Priorité d’abord, le reste après

Maintenant pour gérer mes pages et messageries sociales, je fais place aux priorités et j’ai appris à ne plus me préoccuper de tout car je gère mes nombreuses pages mais également les pages de mes clients.

3) J’instaure des « temps pour répondre aux messageries »

En effet, cette solution découle de la précédente. Chaque jour, j’instaure un temps de réponse aux messages que je trouve importants et urgents pour une réponse dans la journée. Sans cela, je me retrouve facilement débordée et je me perds très vite dans ma liste de tâches à accomplir dans la journée.

4) Bye bye les notifications

L’arrivée des alertes e-mails sur mon smartphone nuit vraiment à ma concentration. Je désactive donc les notifications (sauf pour les personnes prioritaires) afin de gagner en performance et diminuer mon niveau de stress journalier.

5) Une messagerie automatique pour une plus grande efficacité

J’ai du créer une messagerie automatique et de bienvenue (Facebook par exemple) qui permet à toute nouvelle personne qui me contacte d’être accueillie en bonne et due forme et d’être rapidement orientée en fonction de ses attentes. Ainsi je recycle assez facilement mes messages prioritaires, professionnelles, de demande de collaboration.

6) Suppression automatique pour les non-sérieux

Je suis radicale pour les messages non-sérieux qui sont autant de pertes de temps. Je n’hésite pas à les supprimer pour ne pas perdre de temps et me concentrer sur l’essentiel.

7) Je me déconnecte aussi souvent que possible !

Enfin, le dernier conseil simple que je puisse vous donner est de vous DÉCONNECTER ! Fermez les yeux, gardez du temps pour vous et profitez de ses moments uniques avec vos proches et amis. Car les messageries seront toujours là mais les moments que vous passez avec vos proches, eux ne le seront pas ad vitam æternam.


10 Marques de cosmétiques et de beauté tchadiennes à re-découvrir


Le marché des cosmétiques et de la beauté ne cesse de connaître une fulgurante ascension sur le continent africain et notamment en Afrique subsaharienne.

Le marché de la beauté en Afrique est divisé en deux – les produits locaux et les produits internationaux. Les consommateurs africains font preuve d’exigence quant à la qualité des produits. Ils doivent être abordables et fiables. Par ailleurs, les consommateurs alternent souvent entre l’achat de marques locales et de marques internationales qui correspondent aux différents styles de vie, habitudes et pouvoir d’achat des populations locales.Source: Loreal.fr

Globalement, le marché africain de la beauté et des soins personnels était estimé à 7,5 milliards d’euros en 2018 et il augmente actuellement entre 8% et 10% par an, contre un taux de croissance du marché mondial proche de 4%. Il devrait atteindre plus de 12 milliards d’euros en 2022 lorsque la population totale du continent, la plus forte au monde, atteindra 1,5 milliard d’habitants. Selon des chiffres tirés d’une étude du Cabinet Roland Berger.

Le pouvoir d’achat des femmes issues des classes moyennes stimule relativement les chiffres. Elles sont donc de plus en plus nombreuses (vivant localement ou à la diaspora) à exprimer ce besoin en produits de beauté. Des soins du corps, en passant par les soins capillaires, le maquillage ou encore tout ce qui attrait aux fragrances, on constate un véritable intérêt pour la consommation.


Selon la même étude, les leaders du marché de consommation des cosmétiques sont l’Afrique du Sud et le Nigéria. Les pays d’Afrique subsaharienne tels que l’Ethiopie ou encore le Cameroun semblent vouloir faire pencher la balance.

On parle bien des pays d’Afrique, mais qu’en est-il du Tchad? Comment est la consommation en produits de beauté et cosmétiques au Tchad? Quelles sont ces marques qui tentent de se frayer un chemin dans ce marché à la fois dynamique et concurrentiel.
C’est une excellente question. Je ne vous cache pas que dans mes nombreuses recherches, il m’a été très difficile d’avoir des chiffres exacts ou études dans ce domaine. Mais tout ce que je peux affirmer, c’est qu’il y a de plus en plus d’initiatives tchadiennes qui s’intéressent à ce marché et qui proposent des produits 100% naturels. La plupart d’entre elles ont su surfer sur la vague du retour au naturel pour valoriser des produits issus du continent africain et particulièrement du Tchad.

Alors dans cet article, j’ai choisi de vous faire découvrir 9 marques de cosmétiques et bien-être 100% issues du Tchad + 1 marque particulière….Je ne vous en dis pas plus et vous laisse découvrir en parcourant l’article.

1: Kari Dari, ambassadrice du retour au naturel sans complexe

Fondée par Madina Abderaman Gombo, une jeune entrepreneure Tchadienne, Kari Dari (qui veut dire le Karité de mon pays en arabe tchadien) est né d’un constat personnel. Réalisant qu’elle avait des cheveux fragiles et cassants, Madina choisit de retourner aux cosmétiques naturels et se lance ainsi dans la production de produits capillaires faits à base de beurre de karité 100% issu du Tchad.

La jeune pousse propose une gamme de produits composée de :
• Pommade corps pour homme
• Pommade corps pour femme
• Pommade cheveux pour femme
• Savon mixte
• Lait et crème hydratants
Mais également des conseils et orientations beauté pour toutes les personnes désireuses.
Vous pourrez retrouver plus d’informations sur les produits et lieux de vente en les suivant sur leur page Facebook Kari Dari ou sur le site E-shop.

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Crédit Photo: Kari Dari shop

2: Sahel Cosmetics, la marque qui a su révéler le secret capillaire des femmes tchadiennes….le Chébé!

L’histoire de Sahel Cosmetics a commencé à partir d’une vidéo sur YouTube postée par sa fondatrice, Gwen, jeune Franco-Tchadienne et qui totalisera des millions de vues. Cette vidéo met en avant le rituel capillaire des femmes arabes baggaras, de la région du Sahel (Sahara occidental) avec un produit naturel: « le Chébé ».
Depuis lors, elle a créé « Sahel Cosmétics, « une entreprise qui commercialise des produits cosmétiques et beauté 100% issus du Tchad à) savoir: le traditionnel Chébé, la spiruline ou encore le beurre de karité. 
Pour plus d’informations sur les produits et comment l’acheter: Sahel Cosmetics.

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Crédit Photo: Amazon

3: Mande Bala: la jeune marque qui voit grand et loin

Mande Bella est l’histoire d’une jeune tchadienne passionnée par tout ce qui attrait aux cosmétiques naturels et à la beauté.
Âgée de 25 ans seulement, Kadergueli Manoubia Abdel-Nasser décide de se lancer dans l’entrepreneuriat et créé: Mande Bala qui signifie en langue locale « Belle Femme ».
Elle désire, à travers, son initiative mettre à disposition des femmes africaines, et tchadiennes en particulier, des produits 100% naturels et respectueux de leur santé.
Parmi les produits qu’on peut retrouver: on a les gommages à base de « Dilké » ou « Kalta », la spiruline….
Mande Bala propose des services de soins du corps et du visage pour les femmes. Nombreuses sont-elles à la solliciter, notamment pour des occasions spéciales.
Pour plus d’informations sur les produits et la startup, n’hésitez pas à les contacter par WhastaApp au numéro suivant: +235 65 27 55 12

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4: Ronel K Cosmetics: la marque qui a su imposer sa touche sur le marché africain

Fondée par Ronel Klaingar, une jeune entrepreneure originaire du Tchad résidant au Bénin, Ronel K Cosmétics est une marque de cosmétiques bio sans soude et sans paraben.
Conçue à base de produits naturels tels que le beurre de karité qu’on retrouve (pour ne citer que lui), la marque a su s’implanter dans la sous-région et bénéficier d’une notoriété hors pair.
Gommages, Lotions, crèmes pour le corps….tout y est pour le plaisir du corps et des yeux.
Pour plus d’informations, n’hésitez pas à vous rendre sur la page Facebook: Ronel K Cosmetics.

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Crédit Photo: Madame Racine

5: Madjikarité: allier beauté et équité des genres, c’est possible

«Madji» qui vient du «Sar» une langue du sud du Tchad, signifiant «bien», est une marque de produits de beauté à base de beurre de karité.
A l’origine de sa création, Yankimadji Rassembaye, jeune tchadienne résidant en France, qui a choisi d’allier la beauté à l’équité.
En effet, MadjiKarité est une des rares marques africaines qui soutient la promotion et l’autonomisation des femmes sur le continent.
Au-delà même de l’aspect business, Madjikarité se veut avant tout être un acteur majeur de lutte contre la pauvreté des femmes tchadiennes et de promotion d’un développement durable.
Savons conçus à la manière artisanale, beurres corporels, soins du corps font partie des produits proposés à la vente.
Plus d’informations sur les produits et l’achat en allant sur le site internet de Madjikarité.

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Crédit Photo: MadjiKarité

6: Samaha Beauty valorise les produits du terroir Tchadien

Créée par une jeune Tchado-canadienne, Salma Mahamat Saleh, Samaha Beauty est une marque qui re-valorise les produits du terroir tchadien. Produits gommants, parfums ancestraux ou d’ambiance, soins du corps et du visage, tatouages des mains et des pieds…..Samaha Beauty fait l’éloge de la beauté tchadienne par le 100% naturel.
Sur la page Instagram de la marque ou Facebook, vous ne serez absolument pas déçus par les démonstrations et images colorées aux images du Tchad profond.

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Crédit Photo: Samaha Beauty

7: Bet Mama: la marque garante des produits 100% Bio au Tchad

Bet Mama est une entreprise qui fabrique et commercialise des produits cosmétiques, de maroquinerie ou agro-alimentaires tchadiens. Fondée et gerée par Awatif Baroud, entrepreuneure tchadienne passionnée, Bet Maman est une ligne de cosmétiques 100% bio et made in Tchad.
Gommages, soins du corps et du visages, produits capillaires….tout est à la portée des hommes et des femmes qui souhaitent prendre soin de leurs corps.
Pour plus d’informations, vous pourrez retrouver les informations sur la structure et ses produits en vous rendant soit sur le site internet ou sur la page Facebook.

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Awatif Baroud, Fondatrice de « Bet Mama »

8: Ouadaï Cosmetics: le savoir-faire Tchadien au-delà de ses frontières

OUADAÏ est une gamme de cosmétiques entièrement certifiée BIO* qui commercialise également des accessoires.
Co-Fondé par une entrepreneure franco-tchadienne, Angazamag Flora N, la marque propose une gamme de produits de maquillages et de soins aux ingrédients 100% naturels.
la gamme de cosmétiques s’adresse essentiellement à toutes les femmes et enregistre des clientes principales basées en Tunisie, au Sénégal, en Inde dans les Dom-Tom, ou encore en Europe.
Pour plus d’informations sur les produits et pour les acheter, vous pouvez vous rendre sur ce site internet: Madin Beauty

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Crédit Photo: Madin Beauty

9: Mian Nature, la marque qui s’impose sur le marché local

Mian nature, du groupe Mian est une marque fondée par un jeune entrepreneur, Sauria Mian -Hingam qui propose des produits de beauté mais également agro-alimentaires. Huiles ou beurres corporels, gommages, laits, soins….ses produits qui ont su surfer sur la vague de la forte consommation bénéficient de points de revente importants.
Pour plus d’informations sur le groupe et ses produits, vous pourrez visiter la page Facebook.

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Crédit Photo: Mian Groupe

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10: Ametis, la marque internationale pensée et fondée par une Tchadienne d’origine

Ametis, pionnière dans la cosmétique ethnique est une marque qui a su s’imposer parmi les grands de ce nom. Moi-même surprise de l’apprendre, Ametis a été créée par Marie Paget, une entrepreneure hors du commun, originaire du Tchad.
Marie Paget entreprend des études de dessin, travaille pour un atelier de création textile renommé, Robert Vernet. Passionnée d’art elle décide de reprendre la Galerie de décoration Maison et Jardin.
Ce sont les rencontres en parcourant les salons cosmétiques à travers le monde entier, qu’elle va étudier et cerner les attentes-beauté des femmes métisses et noires.
La marque est créée en 2004 et commercialise ses produits en 2006.
Laits, savons, lotions, sérums, produits de maquillage…tous les produits pour le corps et le visage sont proposés.
Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site d’Ametis Cosmetics.

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Crédit Photo: Ametis Cosmetics


Fikaso: l’application foodie qui entend révolutionner le quotidien des maliens

Créé au début de l’année 2019, Fikaso, qui signifie en Bambara (langue maternelle principale Mali) « Jusqu’à chez vous » est un nouveau service de livraison de plats et de courses de tous les restaurants de Bamako complètement révolutionnaire. 
Pensé, conçu et imagé par un jeune franco-malien engagé, je suis allée à sa rencontre et vous dévoile dans cet article inédit l’histoire de Fikaso. 

Fikaso: manger en quelques clics est désormais possible au Mali

Créée au début de l’année 2019, l’application mobile a été réellement opérationnelle en Octobre 2019. Pensée par un jeune entrepreneur engagé, Mahamadou Cissé, les utilisateurs de l’application peuvent en quelques clics parcourir les meilleurs restaurants et fast-foods de Bamako (la capitale) depuis leur mobile et se faire livrer leurs plats préférés d’où qu’ils soient. Et le tout en quelques minutes. 
Grâce à un système de géolocalisation pour fixer facilement le lieu de livraison souhaité, le client peut, en temps réel, suivre la position de sa commande.

cc: Fikaso

Mahamadou Cissé, un serial entrepreneur fier de ses origines

Diplômé d’un Master en Gestion d’Entreprise, à l’école Supérieure de Commerce et de Gestion (ESCG) de Paris ainsi que d’un Master de Langues Littéraires et Civilisations Etrangères (LLCE) à Paris 10 Nanterre, Mahamadou Cissé est un jeune Malien de la diaspora qui entreprend depuis 2015. En effet, il entame sa vie entrepreneuriale avec la création d’une agence de communication. Pour, en 2019, concrétiser un projet qu’il murissait depuis un bon moment: Fiksao. Un FoodTech basée au Mali. Mahamadou Cissé est également le Président du Conseil National de la Jeunesse malienne de France, démembrement français du Conseil national de la Jeunesse (CNJ), une institution malienne qui représente la Jeunesse.

Quels sont les clients qui utilisent la plateforme? Et qu’en est-il du réseau des restaurateurs? 

Le marché de la livraison est en pleine croissance au Mali. La capitale, Bamako, devenant une ville de plus en plus dense et moderne, se trouve être naturellement la zone la plus pertinente pour la startup actuellement. Les habitudes évoluent, les demandes deviennent de plus en plus exigeantes et un besoin en la matière se fait particulièrement sentir pour un public composé essentiellement de jeunes actifs par rapport à leur mode de vie.

Lorsque l’on travaille et que l’on n’a pas forcément le temps ni l’envie d’affronter les embouteillages bamakois pour savourer les plats de son restaurant préféré. Aujourd’hui ce n’est plus le cas, grâce à FIKASO.

Mahamadou Cissé, Fondateur de la startup « Fikaso » 

La clientèle est assez variée, cela va du cadre d’entreprise à la mère au foyer. 
Les cibles principales de la startup restent cependant les employés d’entreprises, d’administrations, les ONG, ou encore les expatriés. 

La plateforme compte à ce jour une trentaine de restaurants , dont les emblématiques telles que: « Chez Thierry, Guadouman, Guido’s ou encore Sous-bois ».  

Nous n’en sommes qu’à nos débuts et notre volume mensuel de commandes oscille déjà entre 800 et 1 000

Mahamadou Cissé, Fondateur de la startup « Fikaso » 

Comment est née l’application « Fikaso »? 

L’idée de créer cette application est partie d’un constat simple, chaque fois que je séjournais au Mali j’avais souvent du mal à trouver de quoi manger soit parce que je ne connaissais pas les restaurants qui existaient ou soit parce que je ne voulais pas être confronté à des embouteillages interminables. 
Mais le vrai déclic a été lors d’un séjour au Proche-Orient, plus précisément à Abu-Dhabi, où j’avais pris l’habitude d’utiliser une application de livraison de nourriture. Et bien entendu, je n’ai pas pu m’empêcher de faire une comparaison entre ce pays aux milles merveilles et mon beau pays le Maliba. 
En effet, il ya 50 ans cette partie du monde n’avait rien de plus que nos pays d’Afrique de l’ouest. Je me suis donc mis à rêver en me disant que tout était possible surtout avec les nouvelles technologies. 
Bref, il y a un réel besoin à Bamako donc à moi de créer l’offre. 
Voilà donc d’où est né Fikaso.

J’ai voulu être original, c’est notre langue nationale et j’en suis fier. Au début plusieurs idées m’étaient venues, en français et en anglais. Mais après quelques séances de brainstorming pour déterminer quel nom sonnerait le mieux, « FIKASO » est apparu comme une évidence.

cc: Fikaso

Quelle est la vision pour Fikaso? 

Actuellement composée d’une dizaine d’employés dont 1 développeur, une assistante de direction et un responsable logistique, Fikaso entend ne pas s’arrêter de sitôt. 
Dans 3 ans, la startup prévoit de couvrir l’ensemble du territoire malien et d’exporter son modèle hors des frontières grâce à des partenariats qui commencent à se mettre en place progressivement.  

L’innovation technologique redistribue les cartes, les pays dits sous-développés peuvent bénéficier des mêmes avancées technologiques que les pays développés. Donc la Jeunesse africaine ne doit plus se contenter de prendre le train en marche, elle doit en être la locomotive. J’invite mes jeunes frères et sœurs à croire en leurs rêves et à travailler dur pour les réaliser. Nos états doivent d’avantage appuyer les projets dits innovants, l’Afrique doit se réorienter vers la digitalisation. 

Mahamadou Cissé, Fondateur de l’application « Fikaso »

Pour plus d’informations: 

Le site Web: https://fikaso.fr
Pour télécharger l’application sur: 
IOS ou Android


Le 28 mai, une journée symbolique et « sang » tabou

Le 28 mai est une journée dédiée à l’hygiène menstruelle et « sang » tabou. Initié par l’ONG allemande WASH United en 2014, cet événement annuel vise à briser les tabous et à sensibiliser la communauté internationale sur l’importance d’une bonne hygiène menstruelle chez les femmes et en particulier les jeunes filles à travers le monde.

Cela fait 5 ans que cette journée existe pour rappeler au monde entier l’importance de briser les tabous autour des menstruations, un phénomène pourtant naturel, qui arrive tous les mois chez une femme en parfaite santé et qui pourtant reste un sujet tabou.

cc: Menstrual Hygiene Day

Pourquoi les menstruations restent encore un sujet « tabou » ? 

La première justification reste celle de la « honte ». La majorité des femmes expriment difficilement la situation et dissimulent leurs protections.

Une étude réalisée par la Coalition internationale pour la santé des femmes montre que la quasi-totalité des femmes utilise des euphémismes pour parler de leurs menstruations. Il existerait ainsi plus de 5000 expressions, selon cette même Coalition, pour évoquer cette période mensuelle.

Françoise Girard, présidente de la Coalition, explique au Washington Post : « En utilisant ces termes, on intériorise la honte, cela suppose que c’est quelque chose de mauvais, quelque chose dont on devrait avoir honte. La société vous dit que les règles sont quelque chose que les femmes devraient cacher. »

Les femmes elles-mêmes intériorisent ces clichés et alimentent ce sentiment de honte, de gêne véhiculé par l’ensemble de la population. C’est notamment le cas des publicités pour les protections hygiéniques qui entretiennent le mythe en montrant un fluide bleu en place et lieu du fluide sanguin rouge des règles. 

Rappelons tout de même que les substances contenues dans les protections hygiéniques et dans les tampons utilisés par les femmes peuvent être toxiques pour leur organisme, alors qu’elles font partie de leur quotidien. Bien que la coupe menstruelle soit une alternative efficace, elle est encore peu répandue.

cc: Pixabay

Il est par exemple mal vu de dire ouvertement, surtout en Afrique, « j’ai mes règles ». Et je peux le confirmer puisque moi-même je le vis. Beaucoup de femmes utilisent des termes pour l’exprimer : les anglais débarquent, je suis dans ma mauvaise période, les soldats rouges sont là, j’ai mes ragnagnas, je suis indisposée… Certaines même osent dire qu’elles sont malades, alors qu’il ne s’agit nullement d’une maladie, bien au contraire. Tout est bon pour éviter de se justifier ou de se couvrir de honte face au regard ardent des autres. Cela même va encore plus loin : entre femmes il existe un sentiment de gêne à parler de menstruations car on y voit directement une connotation sexuelle.

Le deuxième point est celui des croyances qui entretiennent la honte. 

Dans plusieurs endroits du globe, on peut entendre ça et là des croyances très souvent absurdes, oui absurdes pour renforcer l’isolement des femmes en période de menstruations. Je vous invite à lire cet article réalisé auparavant qui retrace quelques mythes autour des menstruations dans différents pays.

 

A lire aussi : 10 idées reçues à corriger pour la journée internationale des menstruations

Zoom sur la situation en Afrique

D’après l’UNESCO, une femme sur dix en Afrique ne va pas à l’école au moment de ses règles. Cela entraine un important décrochage scolaire pour les jeunes femmes. Au Ghana par exemple, les filles manquent plus de 5 journées de cours par mois à cause des équipements sanitaires insuffisants.

L’UNICEF estime qu’en Afrique, 66% des filles ne disposent pas d’une bonne information sur la menstruation avant d’être confrontées à leurs premières règles, ce qui rend l’expérience négative et parfois traumatisante. La même source indique aussi que sur le continent africain, une fille en âge de scolarisation sur dix s’absente régulièrement de l’école pendant ses règles. 

En Sierra Leone, par exemple, même quand les jeunes filles vont à l’école, celles qui sont en période de menstruations s’assoient au fond de la classe car elles ont peur d’émettre une odeur ou craignent une fuite sur leurs vêtements, d’après le site du Menstrual Hygiène Day. Tous ces chiffres très peu satisfaisants montrent à quel point le continent africain doit fournir encore de nombreux efforts quant à l’hygiène féminin. Des chiffres en effet très peu glorieux qui influent négativement sur plusieurs aspects de développement. 

cc: Pixabay

Des actions ou solutions efficaces existent-elles déjà ? 

On observe de plus en plus d’actions en tout genre afin de combattre ces tabous et rompre l’isolement des femmes à travers le monde. Des acteurs du changement osent prendre le lead pour briser les tabous et trouver des solutions efficaces et adaptées à ces filles et femmes. 

L’une des premières initiatives à rappeler est celle de l’ONG allemande WASH United, qui à travers cette journée a permis de rappeler ô combien ce sujet reste vital dans nos sociétés.

Des évènements sont organisés dans plusieurs pays par des organismes à but non lucratifs par exemple pour donner davantage de visibilité sur cette journée. 

On remarque de plus en plus d’ONG qui mènent des actions sur le terrain afin de combattre ce tabou, tels que l’UNICEF ou encore Plan International, qui font un travail encourageant mais encore insuffisant auprès des jeunes filles.

En Inde, le site Menstrupedia propose des bandes dessinées pour briser les mythes sur les règles et apprendre aux femmes à accepter cette période sans honte.

Des startups sociales voient le jour, comme par exemple KmerPad co-fondée par 4 jeunes africains dont la camerounaise Olivia Mvondo Boum est la représentante. KmerPad confectionne des serviettes hygiéniques lavables et réutilisables à des tarifs très avantageux pour les femmes. Une solution qui répond efficacement aux besoins des filles et femmes sur le continent africain.

cc: KmerPad

Enfin, on ne peut pas parler d’actions sans inclure le numérique au service de nombreuses bonnes causes. 

Il est important de rappeler qu’une première campagne numérique avait été lancée en 2017 (par mes soins) afin de briser la parole et relayer toutes les informations, actions et expériences vécues à travers le hashtag #RegleeCommeElle. La phase 2 du projet est toujours en cours mais prévoit de fédérer le maximum d’acteurs autour de cette campagne. 

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Il serait judicieux, à mon humble avis, d’inclure dans ce combat tous les acteurs (y compris les acteurs publics surtout en Afrique) pour plus d’efficacité. Puisque ce sujet relève de la santé publique, il est plus que jamais important que les acteurs publics en fassent une affaire d’État et trouvent des solutions nécessaires. Pour ce faire, ils peuvent compter sur l’appui des ONG et autres organisations à but non lucratif mais également recenser toutes les solutions déjà réalisées pour les rendre encore plus performantes.

A mon humble avis, l’une des meilleures façons d’y arriver est d’inclure ce sujet dans le programme d’éducation nationale. C’est dès le bas âge que les jeunes filles et garçons doivent être sensibilisés à ces sujets.

Par exemple au Ghana, une étude menée pour le Menstrual Hygiene Day a montré que la scolarisation des filles avait augmenté après qu’elles aient reçu des serviettes hygiéniques gratuites et une éducation sur le sujet.

Le bien-être des femmes est menacé uniquement par défaut d’information, de protection et d’hygiène. L’éducation reste l’arme la plus puissante pour l’améliorer.