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10 Marques de cosmétiques et de beauté tchadiennes à re-découvrir


Le marché des cosmétiques et de la beauté ne cesse de connaître une fulgurante ascension sur le continent africain et notamment en Afrique subsaharienne.

Le marché de la beauté en Afrique est divisé en deux – les produits locaux et les produits internationaux. Les consommateurs africains font preuve d’exigence quant à la qualité des produits. Ils doivent être abordables et fiables. Par ailleurs, les consommateurs alternent souvent entre l’achat de marques locales et de marques internationales qui correspondent aux différents styles de vie, habitudes et pouvoir d’achat des populations locales.Source: Loreal.fr

Globalement, le marché africain de la beauté et des soins personnels était estimé à 7,5 milliards d’euros en 2018 et il augmente actuellement entre 8% et 10% par an, contre un taux de croissance du marché mondial proche de 4%. Il devrait atteindre plus de 12 milliards d’euros en 2022 lorsque la population totale du continent, la plus forte au monde, atteindra 1,5 milliard d’habitants. Selon des chiffres tirés d’une étude du Cabinet Roland Berger.

Le pouvoir d’achat des femmes issues des classes moyennes stimule relativement les chiffres. Elles sont donc de plus en plus nombreuses (vivant localement ou à la diaspora) à exprimer ce besoin en produits de beauté. Des soins du corps, en passant par les soins capillaires, le maquillage ou encore tout ce qui attrait aux fragrances, on constate un véritable intérêt pour la consommation.


Selon la même étude, les leaders du marché de consommation des cosmétiques sont l’Afrique du Sud et le Nigéria. Les pays d’Afrique subsaharienne tels que l’Ethiopie ou encore le Cameroun semblent vouloir faire pencher la balance.

On parle bien des pays d’Afrique, mais qu’en est-il du Tchad? Comment est la consommation en produits de beauté et cosmétiques au Tchad? Quelles sont ces marques qui tentent de se frayer un chemin dans ce marché à la fois dynamique et concurrentiel.
C’est une excellente question. Je ne vous cache pas que dans mes nombreuses recherches, il m’a été très difficile d’avoir des chiffres exacts ou études dans ce domaine. Mais tout ce que je peux affirmer, c’est qu’il y a de plus en plus d’initiatives tchadiennes qui s’intéressent à ce marché et qui proposent des produits 100% naturels. La plupart d’entre elles ont su surfer sur la vague du retour au naturel pour valoriser des produits issus du continent africain et particulièrement du Tchad.

Alors dans cet article, j’ai choisi de vous faire découvrir 9 marques de cosmétiques et bien-être 100% issues du Tchad + 1 marque particulière….Je ne vous en dis pas plus et vous laisse découvrir en parcourant l’article.

1: Kari Dari, ambassadrice du retour au naturel sans complexe

Fondée par Madina Abderaman Gombo, une jeune entrepreneure Tchadienne, Kari Dari (qui veut dire le Karité de mon pays en arabe tchadien) est né d’un constat personnel. Réalisant qu’elle avait des cheveux fragiles et cassants, Madina choisit de retourner aux cosmétiques naturels et se lance ainsi dans la production de produits capillaires faits à base de beurre de karité 100% issu du Tchad.

La jeune pousse propose une gamme de produits composée de :
• Pommade corps pour homme
• Pommade corps pour femme
• Pommade cheveux pour femme
• Savon mixte
• Lait et crème hydratants
Mais également des conseils et orientations beauté pour toutes les personnes désireuses.
Vous pourrez retrouver plus d’informations sur les produits et lieux de vente en les suivant sur leur page Facebook Kari Dari ou sur le site E-shop.

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Crédit Photo: Kari Dari shop

2: Sahel Cosmetics, la marque qui a su révéler le secret capillaire des femmes tchadiennes….le Chébé!

L’histoire de Sahel Cosmetics a commencé à partir d’une vidéo sur YouTube postée par sa fondatrice, Gwen, jeune Franco-Tchadienne et qui totalisera des millions de vues. Cette vidéo met en avant le rituel capillaire des femmes arabes baggaras, de la région du Sahel (Sahara occidental) avec un produit naturel: « le Chébé ».
Depuis lors, elle a créé « Sahel Cosmétics, « une entreprise qui commercialise des produits cosmétiques et beauté 100% issus du Tchad à) savoir: le traditionnel Chébé, la spiruline ou encore le beurre de karité. 
Pour plus d’informations sur les produits et comment l’acheter: Sahel Cosmetics.

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Crédit Photo: Amazon

3: Mande Bala: la jeune marque qui voit grand et loin

Mande Bella est l’histoire d’une jeune tchadienne passionnée par tout ce qui attrait aux cosmétiques naturels et à la beauté.
Âgée de 25 ans seulement, Kadergueli Manoubia Abdel-Nasser décide de se lancer dans l’entrepreneuriat et créé: Mande Bala qui signifie en langue locale « Belle Femme ».
Elle désire, à travers, son initiative mettre à disposition des femmes africaines, et tchadiennes en particulier, des produits 100% naturels et respectueux de leur santé.
Parmi les produits qu’on peut retrouver: on a les gommages à base de « Dilké » ou « Kalta », la spiruline….
Mande Bala propose des services de soins du corps et du visage pour les femmes. Nombreuses sont-elles à la solliciter, notamment pour des occasions spéciales.
Pour plus d’informations sur les produits et la startup, n’hésitez pas à les contacter par WhastaApp au numéro suivant: +235 65 27 55 12

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4: Ronel K Cosmetics: la marque qui a su imposer sa touche sur le marché africain

Fondée par Ronel Klaingar, une jeune entrepreneure originaire du Tchad résidant au Bénin, Ronel K Cosmétics est une marque de cosmétiques bio sans soude et sans paraben.
Conçue à base de produits naturels tels que le beurre de karité qu’on retrouve (pour ne citer que lui), la marque a su s’implanter dans la sous-région et bénéficier d’une notoriété hors pair.
Gommages, Lotions, crèmes pour le corps….tout y est pour le plaisir du corps et des yeux.
Pour plus d’informations, n’hésitez pas à vous rendre sur la page Facebook: Ronel K Cosmetics.

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Crédit Photo: Madame Racine

5: Madjikarité: allier beauté et équité des genres, c’est possible

«Madji» qui vient du «Sar» une langue du sud du Tchad, signifiant «bien», est une marque de produits de beauté à base de beurre de karité.
A l’origine de sa création, Yankimadji Rassembaye, jeune tchadienne résidant en France, qui a choisi d’allier la beauté à l’équité.
En effet, MadjiKarité est une des rares marques africaines qui soutient la promotion et l’autonomisation des femmes sur le continent.
Au-delà même de l’aspect business, Madjikarité se veut avant tout être un acteur majeur de lutte contre la pauvreté des femmes tchadiennes et de promotion d’un développement durable.
Savons conçus à la manière artisanale, beurres corporels, soins du corps font partie des produits proposés à la vente.
Plus d’informations sur les produits et l’achat en allant sur le site internet de Madjikarité.

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Crédit Photo: MadjiKarité

6: Samaha Beauty valorise les produits du terroir Tchadien

Créée par une jeune Tchado-canadienne, Salma Mahamat Saleh, Samaha Beauty est une marque qui re-valorise les produits du terroir tchadien. Produits gommants, parfums ancestraux ou d’ambiance, soins du corps et du visage, tatouages des mains et des pieds…..Samaha Beauty fait l’éloge de la beauté tchadienne par le 100% naturel.
Sur la page Instagram de la marque ou Facebook, vous ne serez absolument pas déçus par les démonstrations et images colorées aux images du Tchad profond.

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Crédit Photo: Samaha Beauty

7: Bet Mama: la marque garante des produits 100% Bio au Tchad

Bet Mama est une entreprise qui fabrique et commercialise des produits cosmétiques, de maroquinerie ou agro-alimentaires tchadiens. Fondée et gerée par Awatif Baroud, entrepreuneure tchadienne passionnée, Bet Maman est une ligne de cosmétiques 100% bio et made in Tchad.
Gommages, soins du corps et du visages, produits capillaires….tout est à la portée des hommes et des femmes qui souhaitent prendre soin de leurs corps.
Pour plus d’informations, vous pourrez retrouver les informations sur la structure et ses produits en vous rendant soit sur le site internet ou sur la page Facebook.

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Awatif Baroud, Fondatrice de « Bet Mama »

8: Ouadaï Cosmetics: le savoir-faire Tchadien au-delà de ses frontières

OUADAÏ est une gamme de cosmétiques entièrement certifiée BIO* qui commercialise également des accessoires.
Co-Fondé par une entrepreneure franco-tchadienne, Angazamag Flora N, la marque propose une gamme de produits de maquillages et de soins aux ingrédients 100% naturels.
la gamme de cosmétiques s’adresse essentiellement à toutes les femmes et enregistre des clientes principales basées en Tunisie, au Sénégal, en Inde dans les Dom-Tom, ou encore en Europe.
Pour plus d’informations sur les produits et pour les acheter, vous pouvez vous rendre sur ce site internet: Madin Beauty

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Crédit Photo: Madin Beauty

9: Mian Nature, la marque qui s’impose sur le marché local

Mian nature, du groupe Mian est une marque fondée par un jeune entrepreneur, Sauria Mian -Hingam qui propose des produits de beauté mais également agro-alimentaires. Huiles ou beurres corporels, gommages, laits, soins….ses produits qui ont su surfer sur la vague de la forte consommation bénéficient de points de revente importants.
Pour plus d’informations sur le groupe et ses produits, vous pourrez visiter la page Facebook.

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Crédit Photo: Mian Groupe

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10: Ametis, la marque internationale pensée et fondée par une Tchadienne d’origine

Ametis, pionnière dans la cosmétique ethnique est une marque qui a su s’imposer parmi les grands de ce nom. Moi-même surprise de l’apprendre, Ametis a été créée par Marie Paget, une entrepreneure hors du commun, originaire du Tchad.
Marie Paget entreprend des études de dessin, travaille pour un atelier de création textile renommé, Robert Vernet. Passionnée d’art elle décide de reprendre la Galerie de décoration Maison et Jardin.
Ce sont les rencontres en parcourant les salons cosmétiques à travers le monde entier, qu’elle va étudier et cerner les attentes-beauté des femmes métisses et noires.
La marque est créée en 2004 et commercialise ses produits en 2006.
Laits, savons, lotions, sérums, produits de maquillage…tous les produits pour le corps et le visage sont proposés.
Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site d’Ametis Cosmetics.

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Crédit Photo: Ametis Cosmetics


Fikaso: l’application foodie qui entend révolutionner le quotidien des maliens

Créé au début de l’année 2019, Fikaso, qui signifie en Bambara (langue maternelle principale Mali) « Jusqu’à chez vous » est un nouveau service de livraison de plats et de courses de tous les restaurants de Bamako complètement révolutionnaire. 
Pensé, conçu et imagé par un jeune franco-malien engagé, je suis allée à sa rencontre et vous dévoile dans cet article inédit l’histoire de Fikaso. 

Fikaso: manger en quelques clics est désormais possible au Mali

Créée au début de l’année 2019, l’application mobile a été réellement opérationnelle en Octobre 2019. Pensée par un jeune entrepreneur engagé, Mahamadou Cissé, les utilisateurs de l’application peuvent en quelques clics parcourir les meilleurs restaurants et fast-foods de Bamako (la capitale) depuis leur mobile et se faire livrer leurs plats préférés d’où qu’ils soient. Et le tout en quelques minutes. 
Grâce à un système de géolocalisation pour fixer facilement le lieu de livraison souhaité, le client peut, en temps réel, suivre la position de sa commande.

cc: Fikaso

Mahamadou Cissé, un serial entrepreneur fier de ses origines

Diplômé d’un Master en Gestion d’Entreprise, à l’école Supérieure de Commerce et de Gestion (ESCG) de Paris ainsi que d’un Master de Langues Littéraires et Civilisations Etrangères (LLCE) à Paris 10 Nanterre, Mahamadou Cissé est un jeune Malien de la diaspora qui entreprend depuis 2015. En effet, il entame sa vie entrepreneuriale avec la création d’une agence de communication. Pour, en 2019, concrétiser un projet qu’il murissait depuis un bon moment: Fiksao. Un FoodTech basée au Mali. Mahamadou Cissé est également le Président du Conseil National de la Jeunesse malienne de France, démembrement français du Conseil national de la Jeunesse (CNJ), une institution malienne qui représente la Jeunesse.

Quels sont les clients qui utilisent la plateforme? Et qu’en est-il du réseau des restaurateurs? 

Le marché de la livraison est en pleine croissance au Mali. La capitale, Bamako, devenant une ville de plus en plus dense et moderne, se trouve être naturellement la zone la plus pertinente pour la startup actuellement. Les habitudes évoluent, les demandes deviennent de plus en plus exigeantes et un besoin en la matière se fait particulièrement sentir pour un public composé essentiellement de jeunes actifs par rapport à leur mode de vie.

Lorsque l’on travaille et que l’on n’a pas forcément le temps ni l’envie d’affronter les embouteillages bamakois pour savourer les plats de son restaurant préféré. Aujourd’hui ce n’est plus le cas, grâce à FIKASO.

Mahamadou Cissé, Fondateur de la startup « Fikaso » 

La clientèle est assez variée, cela va du cadre d’entreprise à la mère au foyer. 
Les cibles principales de la startup restent cependant les employés d’entreprises, d’administrations, les ONG, ou encore les expatriés. 

La plateforme compte à ce jour une trentaine de restaurants , dont les emblématiques telles que: « Chez Thierry, Guadouman, Guido’s ou encore Sous-bois ».  

Nous n’en sommes qu’à nos débuts et notre volume mensuel de commandes oscille déjà entre 800 et 1 000

Mahamadou Cissé, Fondateur de la startup « Fikaso » 

Comment est née l’application « Fikaso »? 

L’idée de créer cette application est partie d’un constat simple, chaque fois que je séjournais au Mali j’avais souvent du mal à trouver de quoi manger soit parce que je ne connaissais pas les restaurants qui existaient ou soit parce que je ne voulais pas être confronté à des embouteillages interminables. 
Mais le vrai déclic a été lors d’un séjour au Proche-Orient, plus précisément à Abu-Dhabi, où j’avais pris l’habitude d’utiliser une application de livraison de nourriture. Et bien entendu, je n’ai pas pu m’empêcher de faire une comparaison entre ce pays aux milles merveilles et mon beau pays le Maliba. 
En effet, il ya 50 ans cette partie du monde n’avait rien de plus que nos pays d’Afrique de l’ouest. Je me suis donc mis à rêver en me disant que tout était possible surtout avec les nouvelles technologies. 
Bref, il y a un réel besoin à Bamako donc à moi de créer l’offre. 
Voilà donc d’où est né Fikaso.

J’ai voulu être original, c’est notre langue nationale et j’en suis fier. Au début plusieurs idées m’étaient venues, en français et en anglais. Mais après quelques séances de brainstorming pour déterminer quel nom sonnerait le mieux, « FIKASO » est apparu comme une évidence.

cc: Fikaso

Quelle est la vision pour Fikaso? 

Actuellement composée d’une dizaine d’employés dont 1 développeur, une assistante de direction et un responsable logistique, Fikaso entend ne pas s’arrêter de sitôt. 
Dans 3 ans, la startup prévoit de couvrir l’ensemble du territoire malien et d’exporter son modèle hors des frontières grâce à des partenariats qui commencent à se mettre en place progressivement.  

L’innovation technologique redistribue les cartes, les pays dits sous-développés peuvent bénéficier des mêmes avancées technologiques que les pays développés. Donc la Jeunesse africaine ne doit plus se contenter de prendre le train en marche, elle doit en être la locomotive. J’invite mes jeunes frères et sœurs à croire en leurs rêves et à travailler dur pour les réaliser. Nos états doivent d’avantage appuyer les projets dits innovants, l’Afrique doit se réorienter vers la digitalisation. 

Mahamadou Cissé, Fondateur de l’application « Fikaso »

Pour plus d’informations: 

Le site Web: https://fikaso.fr
Pour télécharger l’application sur: 
IOS ou Android


Le 28 mai, une journée symbolique et « sang » tabou

Le 28 mai est une journée dédiée à l’hygiène menstruelle et « sang » tabou. Initié par l’ONG allemande WASH United en 2014, cet événement annuel vise à briser les tabous et à sensibiliser la communauté internationale sur l’importance d’une bonne hygiène menstruelle chez les femmes et en particulier les jeunes filles à travers le monde.

Cela fait 5 ans que cette journée existe pour rappeler au monde entier l’importance de briser les tabous autour des menstruations, un phénomène pourtant naturel, qui arrive tous les mois chez une femme en parfaite santé et qui pourtant reste un sujet tabou.

cc: Menstrual Hygiene Day

Pourquoi les menstruations restent encore un sujet « tabou » ? 

La première justification reste celle de la « honte ». La majorité des femmes expriment difficilement la situation et dissimulent leurs protections.

Une étude réalisée par la Coalition internationale pour la santé des femmes montre que la quasi-totalité des femmes utilise des euphémismes pour parler de leurs menstruations. Il existerait ainsi plus de 5000 expressions, selon cette même Coalition, pour évoquer cette période mensuelle.

Françoise Girard, présidente de la Coalition, explique au Washington Post : « En utilisant ces termes, on intériorise la honte, cela suppose que c’est quelque chose de mauvais, quelque chose dont on devrait avoir honte. La société vous dit que les règles sont quelque chose que les femmes devraient cacher. »

Les femmes elles-mêmes intériorisent ces clichés et alimentent ce sentiment de honte, de gêne véhiculé par l’ensemble de la population. C’est notamment le cas des publicités pour les protections hygiéniques qui entretiennent le mythe en montrant un fluide bleu en place et lieu du fluide sanguin rouge des règles. 

Rappelons tout de même que les substances contenues dans les protections hygiéniques et dans les tampons utilisés par les femmes peuvent être toxiques pour leur organisme, alors qu’elles font partie de leur quotidien. Bien que la coupe menstruelle soit une alternative efficace, elle est encore peu répandue.

cc: Pixabay

Il est par exemple mal vu de dire ouvertement, surtout en Afrique, « j’ai mes règles ». Et je peux le confirmer puisque moi-même je le vis. Beaucoup de femmes utilisent des termes pour l’exprimer : les anglais débarquent, je suis dans ma mauvaise période, les soldats rouges sont là, j’ai mes ragnagnas, je suis indisposée… Certaines même osent dire qu’elles sont malades, alors qu’il ne s’agit nullement d’une maladie, bien au contraire. Tout est bon pour éviter de se justifier ou de se couvrir de honte face au regard ardent des autres. Cela même va encore plus loin : entre femmes il existe un sentiment de gêne à parler de menstruations car on y voit directement une connotation sexuelle.

Le deuxième point est celui des croyances qui entretiennent la honte. 

Dans plusieurs endroits du globe, on peut entendre ça et là des croyances très souvent absurdes, oui absurdes pour renforcer l’isolement des femmes en période de menstruations. Je vous invite à lire cet article réalisé auparavant qui retrace quelques mythes autour des menstruations dans différents pays.

 

A lire aussi : 10 idées reçues à corriger pour la journée internationale des menstruations

Zoom sur la situation en Afrique

D’après l’UNESCO, une femme sur dix en Afrique ne va pas à l’école au moment de ses règles. Cela entraine un important décrochage scolaire pour les jeunes femmes. Au Ghana par exemple, les filles manquent plus de 5 journées de cours par mois à cause des équipements sanitaires insuffisants.

L’UNICEF estime qu’en Afrique, 66% des filles ne disposent pas d’une bonne information sur la menstruation avant d’être confrontées à leurs premières règles, ce qui rend l’expérience négative et parfois traumatisante. La même source indique aussi que sur le continent africain, une fille en âge de scolarisation sur dix s’absente régulièrement de l’école pendant ses règles. 

En Sierra Leone, par exemple, même quand les jeunes filles vont à l’école, celles qui sont en période de menstruations s’assoient au fond de la classe car elles ont peur d’émettre une odeur ou craignent une fuite sur leurs vêtements, d’après le site du Menstrual Hygiène Day. Tous ces chiffres très peu satisfaisants montrent à quel point le continent africain doit fournir encore de nombreux efforts quant à l’hygiène féminin. Des chiffres en effet très peu glorieux qui influent négativement sur plusieurs aspects de développement. 

cc: Pixabay

Des actions ou solutions efficaces existent-elles déjà ? 

On observe de plus en plus d’actions en tout genre afin de combattre ces tabous et rompre l’isolement des femmes à travers le monde. Des acteurs du changement osent prendre le lead pour briser les tabous et trouver des solutions efficaces et adaptées à ces filles et femmes. 

L’une des premières initiatives à rappeler est celle de l’ONG allemande WASH United, qui à travers cette journée a permis de rappeler ô combien ce sujet reste vital dans nos sociétés.

Des évènements sont organisés dans plusieurs pays par des organismes à but non lucratifs par exemple pour donner davantage de visibilité sur cette journée. 

On remarque de plus en plus d’ONG qui mènent des actions sur le terrain afin de combattre ce tabou, tels que l’UNICEF ou encore Plan International, qui font un travail encourageant mais encore insuffisant auprès des jeunes filles.

En Inde, le site Menstrupedia propose des bandes dessinées pour briser les mythes sur les règles et apprendre aux femmes à accepter cette période sans honte.

Des startups sociales voient le jour, comme par exemple KmerPad co-fondée par 4 jeunes africains dont la camerounaise Olivia Mvondo Boum est la représentante. KmerPad confectionne des serviettes hygiéniques lavables et réutilisables à des tarifs très avantageux pour les femmes. Une solution qui répond efficacement aux besoins des filles et femmes sur le continent africain.

cc: KmerPad

Enfin, on ne peut pas parler d’actions sans inclure le numérique au service de nombreuses bonnes causes. 

Il est important de rappeler qu’une première campagne numérique avait été lancée en 2017 (par mes soins) afin de briser la parole et relayer toutes les informations, actions et expériences vécues à travers le hashtag #RegleeCommeElle. La phase 2 du projet est toujours en cours mais prévoit de fédérer le maximum d’acteurs autour de cette campagne. 

A lire aussi : Campagne #RegleeCommeElle : les règles des femmes, c’est la vie !

Il serait judicieux, à mon humble avis, d’inclure dans ce combat tous les acteurs (y compris les acteurs publics surtout en Afrique) pour plus d’efficacité. Puisque ce sujet relève de la santé publique, il est plus que jamais important que les acteurs publics en fassent une affaire d’État et trouvent des solutions nécessaires. Pour ce faire, ils peuvent compter sur l’appui des ONG et autres organisations à but non lucratif mais également recenser toutes les solutions déjà réalisées pour les rendre encore plus performantes.

A mon humble avis, l’une des meilleures façons d’y arriver est d’inclure ce sujet dans le programme d’éducation nationale. C’est dès le bas âge que les jeunes filles et garçons doivent être sensibilisés à ces sujets.

Par exemple au Ghana, une étude menée pour le Menstrual Hygiene Day a montré que la scolarisation des filles avait augmenté après qu’elles aient reçu des serviettes hygiéniques gratuites et une éducation sur le sujet.

Le bien-être des femmes est menacé uniquement par défaut d’information, de protection et d’hygiène. L’éducation reste l’arme la plus puissante pour l’améliorer.


Le coup de trop, le coup de grâce !

C’est l’histoire de Mary, harcelée, battue et égorgée par son ex-conjoint et père de ses 5 enfants ;

C’est l’histoire d’Eve, humiliée, torturée et brûlée à l’acide par son mari sous le regard impuissant de leurs enfants ;

C’est l’histoire de Nadine, qui rentrait chez elle, épuisée après une longue journée de travail, et qui malheureusement croisa le chemin d’un inconnu qui ne lui fit pas de cadeau ;

C’est aussi l’histoire de Rebecca, victime de mutilations génitales dès son jeune âge et qui ne connaîtra jamais la maternité, tout cela à cause des nombreuses lésions subies suite à cette pratique encore taboue ;

C’est l’histoire de Yasmina, mariée de force à l’âge de 11 ans à un vieillard de sa communauté, alors qu’elle n’était encore qu’une enfant et qu’elle aspirait qu’à un avenir meilleur ;

C’est l’histoire de Manon, mariée à l’homme qu’elle croyait aimer et qui se retrouve à l’insulter, la menacer, la battre et la violer quand il rentre tous les soirs en état d’ébriété au foyer ;

C’est l’histoire de Malaïka, jeune et belle femme née albinos qui n’ose plus sortir de chez elle car menacée à plusieurs reprises de kidnapping et de meurtre pour ses organes qui rendraient soi-disant riches ;

C’est l’histoire de toutes ces femmes qui ont péri sous le coup de ces hommes. Hommes ? Ai-je bien employé le terme « Homme » ?

Croyez moi, ces histoires ne sont pas issues d’un scénario de film hollywoodien, mais bel et bien réels.

Ces tristes réalités existent dans notre monde, ce monde qui part à la dérive et qui oublie le sens même de notre existence : l’Humanité !

cc: Pixabay/Canva

Mary était était belle, jeune, pleine de vie et de projets, ayant une vision pour ses enfants et décidée à voir la vie du bon côté. Mais voilà : sa vie s’est arrêtée subitement et elle a vu son destin et celui de ses proches se briser.

Elle a eu le malheur de tomber amoureuse de cet homme qu’elle aura tant aimé et qui, ne supportant pas leur séparation, a décidé de lui ôter la vie. Mais qui est cet homme pour avoir un droit de vie ou de mort sur elle ? Mais qui est ce monstre qui, du jour au lendemain, arrive à passer du bien au mal sans même se soucier de l’avenir de ses enfants ? Oui, ces enfants qui dans bien souvent des cas sont des victimes de dégâts collatéraux.

Européenne, africaine, asiatique, métisse, catholique, juive, musulmane, bouddhiste, grande, petite, mariée, séparée, célibataire, divorcée… Ce mal qui ruine de plus en plus nos sociétés ne choisit pas sa cible sur un critère précis, seulement celui d’être une femme. Un être encore vu comme un maillon faible. Un être qui aime, qui se soucie du bien-être de sa famille et qui préfère se taire, laisser passer, pardonner par amour. Un être qui n’ose pas parler de son mal et qui préfère gérer seule.

 

CC: Pixabay/Canva

Tout commence par des mots, des paroles déplacées, des injures, des moqueries, des menaces puis vient le premier coup, ensuite le deuxième, puis le troisième, et les suivants, dans bien des cas, sous l’oeil impuissant des enfants….jusqu’à donner le coup de trop. Le coup de grâce qui viendra tout chambouler.

J’étais jaloux, j’étais en colère, je ne supportais pas de la voir dans les bras d’un autre.

Elle l’a cherché, elle a osé me répondre, je n’ai fait que lui donner une toute petite gifle… clameront-ils.

Mais « cette petite gifle », qui es-tu pour la lui donner ?

Au fond, la femme est certes l’être le plus fort que je connaisse sur Terre, mais au-delà de cette force interne qu’elle a, la femme est également un être fragile qui mérite toute attention.

Et toi ? Oui toi, comment es-tu venu au monde ? Dis-moi ! Penses-tu qu’il soit concevable qu’un homme de ton espèce ose porter mains sur ta mère sans que tu ne fasses rien ? Laisserais-tu un homme faire du mal à ta fille ? À ta soeur ? A ta nièce? A ta cousine ? Laisserais-tu réellement faire cela ? Alors pourquoi le fais-tu aux autres ?

Mais dis-moi pourquoi ?

Chut……Tu as raison pour une fois, tais-toi ! Baisse la tête et remets toi en question : car tu me dégoûtes !

cc: Pixabay/Canva

Parce qu’on ne résout rien avec la violence ;

Parce que toute personne sur Terre mérite d’être traitée avec dignité et respect ;

Parce qu’une femme est quelque part un être qui nous est cher à tous ;

Parce que c’est toi, c’est moi, c’est vous, c’est nous ;

Parce que les bras d’un homme sont faits pour protéger la femme de tout danger extérieur ;

Parce que la femme est cet être à la fois capable de tout abandonner par amour et de tout supporter pour vous voir au sommet de l’échelle ;

Parce que la femme forte, confiante, aimée et motivée est capable de déplacer des montagnes pour vous ;

Parce que le coup de trop peut bien être le coup de grâce, ;

Je lève ma plume et joins ma voix pour dire STOP aux violences de tout genre que subissent les femmes.

La lutte continue chaque jour.

Hommage à vous qui avez quitté ce monde, hommage à celles qui souffrent encore et encore et qui n’osent pas parler.

Brisons le silence, et ne restons jamais seules dans ce combat….

CC: Pixabay/Canva


Les 7 enjeux d’une culture numérique forte au Tchad

Tout est parti d’un tweet dans lequel un confrère blogueur, Annadjib Ramadane, déclarait : « Au #Tchad, la culture numérique se résume aux réseaux sociaux. Ce qui implique qu’on a encore beaucoup de retard, et qu’il y a pleins d’opportunités inexplorées dans le domaine. #Adjib »

Ce tweet se transforme ensuite en un article dans lequel Annadjib se pose la question de savoir s’il existe une culture numérique au Tchad. Question qui pourrait très vite interpeller. Je vous invite à lire son article ici : Y a-t-il une culture numérique au Tchad ?

Je me suis donc inspiré donc de cet article pour y développer à mes yeux les enjeux d’une culture numérique forte au Tchad.

Le Tchad peine encore à entrer dans la révolution numérique, et ce même si l’on constate de nombreux efforts et actions de la part d’acteurs locaux.

Avec un peu moins de 3% de la population connectée (selon les derniers chiffres de l’Internet Live Stats) et des tarifs de connexion qui restent encore très onéreux (par rapport aux autres pays d’Afrique), le Tchad fait partie de ces pays africains aux terres d’opportunités très larges et pourtant qui peinent à asseoir une véritable culture numérique.

Cependant, on remarque de plus en plus d’intérêts pour les Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). Cet intérêt prôné par la plupart des jeunes tchadiens (entrepreneurs, étudiants….) n’est pas forcément accompagné par des actions concrètes des gouvernements locaux.

De plus, il est important de rappeler que la majorité de l’accès à la connexion internet se fait via le « téléphone mobile ». Et l’utilisation première chez les jeunes est entre autre celle de l’accès aux réseaux sociaux (en l’occurrence Facebook et Instagram qui sont les réseaux les plus prisés par les jeunes tchadiens). L’article d’Annadjib explique plus en détail ce volet.

Sans trop vouloir m’attarder sur ces aspects, je souhaite dans mon article mettre en lumière les enjeux non négligeables d’une culture numérique très forte au Tchad. Sensibiliser et former à la culture numérique au Tchad permettrait d’ouvrir un champ d’opportunité encore plus important, propice au développement du pays, à savoir :

  • L’éducation et la formation des jeunes tchadiens

Il va sans dire que la quatrième révolution est numérique. Et les pays d’Afrique (tels que par exemple le Rwanda, le Kenya ou encore l’Afrique du Sud) qui ont fait le pari de cette culture numérique ne le regrettent absolument pas.

L’éducation est la base de tout développement d’un pays et pour ce faire, le numérique révolutionne l’apprentissage des jeunes. De nouvelles méthodes d’apprentissage et de formations incluant le numérique permettront au Tchad de développer un intérêt pour les jeunes et surtout de les hisser au niveau des autres pays africains. Une nouvelle façon d’enseigner et de former doit s’imposer pour répondre aux exigences du monde du travail, qui lui ne cesse d’évoluer.

  • Le numérique et l’entreprise : le couple gagnant

Ce point découle parfaitement du point précédent. Aujourd’hui le marché du travail ne cesse d’évoluer et apporte avec lui tout son lot d’exigences. Que ce soit dans les fonctions techniques, administratives, ou commerciales par exemple, le numérique transforme l’entreprise et son approche client. Les entreprises locales, para-étatiques ou encore internationales doivent être en mesure de s’adapter à ces nouveaux besoins au risque de ne pas pouvoir répondre aux marchés actuels.

  • Permettre aux entrepreneurs locaux d’être à l’écoute du marché et de l’actualité économique et sociale

L’une des grandes difficultés pour tout jeune qui aspire à se lancer dans l’entrepreneuriat au Tchad reste la question de l’accès à la connexion. Aujourd’hui, il va sans dire que quasiment tout se passe sur le web. Que ce soit des annonces de formations, de concours, d’emplois, de missions, d’appels à projets… Il est plus que jamais important d’être constamment en veille. Et de nombreux jeunes passent à côté de belles opportunités décisives pour leurs carrières ou projets. Et par effet domino, c’est une grande perte pour le pays puisque mine de rien ces jeunes s’efforcent à créer de la valeur dans le pays, et sans une facilitation dans ce domaine, il sera d’autant plus difficile que les marchés internationaux s’y intéressent.

  • Sensibiliser davantage les filles et femmes à l’entrepreneuriat numérique

Les Technologies de l’information et de communication (TICs) sont un facteur important d’autonomisation des femmes sur le continent africain. Et très honnêtement, être une femme dans le secteur des TICs représente un véritable atout car il y a un intérêt mondial majeur en ce sens.

Les tchadiennes sont de plus en plus à l’écoute de ce secteur et saisissent l’importance d’être sensibles à la culture numérique. Mais le soutien public est là encore très peu présent. On peut saluer les initiatives qui naissent pour encourager les jeunes tchadiennes à s’intéresser à ce secteur très prometteur. De vastes programmes de sensibilisation, de formation ou encore d’accompagnement dans ces domaines doivent très rapidement s’intensifier pour espérer créer de la valeur.

  • Promouvoir la culture du pays à l’international et ainsi attirer davantage d’ondes positives

Un des aspects qui défavorise le Tchad reste l’image qu’en ont les autres du pays. Aujourd’hui, si vous essayez de la veille sur le Tchad en ligne, vous serez très rapidement déçus par le manque de contenus positifs. Et pourtant ce ne sont pas les belles initiatives qui manquent localement.

Malheureusement, de nombreux médias s’efforcent à véhiculer (parfois à tort) une image parsemée de clichés qui ne représentent pas dignement le Tchad. Et pour ce faire, la culture est un excellent levier de promotion positive du continent. Le numérique devrait être associé à ce secteur florissant et qui regorge de nombreux talents.

  • Résoudre de nombreux problèmes qui stagnent

L’entrepreneuriat est un excellent levier de développement au Tchad. Le besoin de créer des emplois se fait sentir, car la fonction publique est la voie la plus prisée par les tchadiens qui désirent démarrer une carrière professionnelle.

Que ce soit dans les domaines de la santé, de l’agriculture, des transports, des télécommunications ou encore du commerce, de nombreuses solutions naissent avec l’avènement du numérique. Et impulser une culture numérique au Tchad permettrait de voir éclore davantage de solutions majeures qui résoudraient des problèmes latents dans ces domaines.

  • Construire une culture numérique citoyenne

Parmi les principaux freins au décollage de la culture numérique en Afrique, on retrouve la peur des dirigeants politiques. Beaucoup de dirigeants politiques voient l’accès facile au numérique pour la population comme une menace, surtout chez les jeunes, alors qu’ils devraient voir tous les autres aspects déjà cités. Aujourd’hui, on voit de plus en plus éclore une communauté de cyber-activistes ou encore de jeunes entrepreneurs sociaux qui se positionnent comme des acteurs à part entière du changement.

Ils insufflent de nouvelles idées, de nouveaux moyens et de nouvelles solutions pour le bien-être social et citoyen. On ne va pas se cacher les choses : nos dirigeants politiques sont très souvent à bout d’idées nouvelles et peinent parfois à se mettre à la une de ce qui se passe. Il est donc plus que jamais important qu’ils puissent s’intéresser aux solutions nouvelles que ces jeunes apportent pour espérer un progrès efficace.

Je prends l’exemple ici du Concours de la voix des jeunes qui mérite d’être promu et développé au fil des années. Ce concours a su vraiment faire prendre conscience à de nombreux jeunes tchadiens qu’ils étaient chacun une solution à part entière pour le pays, sans compter les nombreuses valeurs qu’il prône.

La culture numérique ne se fera pas d’un claquement de doigts au Tchad, mais plutôt progressivement. Et pour cela, les dirigeants doivent d’ores et déjà voir le verre à moitié plein et s’engager pour faciliter l’accès au numérique. Ils auraient beaucoup à gagner, croyez-moi.

En parallèle, on devrait soutenir davantage toutes les organisations et tous les acteurs qui font un excellent travail de terrain à ce jour, à savoir : WenakLabs (une association qui lutte contre la fracture numérique au Tchad), l’ADESIT (une association qui s’engage pour le développement des TICs au Tchad) et bien d’autres encore qui prônent le numérique dans l’intérêt du développement socio-économique du Tchad.

Je reste convaincue qu’on tendra vers des résultats positifs en ce sens à condition de ne pas ménager nos efforts et si nos dirigeants prennent enfin le taureau par les cornes.