Sandrine NAGUERTIGA

Au Tchad, le client n’est pas toujours le Roi mais bien souvent le tiroir-caisse

Cela faisait belle lurette que cet article me trottait à la tête et que je prévoyais de le réaliser. Puis après plusieurs mauvaises expériences clients, j’ai été réellement satisfaite de mon expérience client vécue avec la Banque panafricaine UBA Tchad. D’où cette inspiration finalement pour cet article.

En effet, nouvellement cliente chez eux, j’ai été vraiment bluffée par toute l’expérience client vécue : de l’accueil jusqu’à la fin de la prestation. Pas un seul instant je n’ai senti une réelle frustration contrairement à d’autres expériences au sein d’entreprises, d’institutions ou administrations où le client n’est définitivement pas le Roi mais juste le « porte-monnaie ».

A lire aussi: Après Facebook Messenger, UBA Tchad lance “LEO” sur WhatsApp: son jeune banquier virtuel
https://twitter.com/SNladny/status/1237673955420450816

Au Tchad, la relation client n’est pas encore au goût du jour.

C’est peut-être exagéré ce que je m’apprête à relater mais très honnêtement on prend le client comme un « emmerdeur », un tiroir-caisse qui doit juste se taire et payer son service au lieu de le considérer finalement comme le ROI.

Nombreux(ses) sont ils/elles à se plaindre en continue de certaines qualités de services à des endroits précis: impolitesse du personnel, manque de rapidité, absence de sourire, réponses parfois déplacées, indisposition vis à vis des clients, bref tout est là pour dégoûter le client et le pousser à ne plus revenir. Bien souvent, ces comportements sont faits exprès.
On cultive la médiocrité et on s’y conforte: quel dommage !

Mais face au manque accru de concurrence (dans certains endroits), le client se trouve obligé de prendre son mal en patience et d’accepter tous les caprices de certain(e)s employés. Mais tout cela aura bien une fin : croyez-moi!

Il est important de réveiller les consciences et changer nos mentalités. J’entends ça et là de nombreuses personnes se plaindre de la relation client dans différents endroits : restaurants, banques, institutions, entreprises, administrations……laissant ainsi une mauvaise notoriété pour le lieu. Mais rien n’y est fait.

La qualité du service client dans nos entreprises, institutions ou administrations peut VRAIMENT faire la différence dans plusieurs cas de figure.

Sandrine NAGUERTIGA

La culture client, un levier majeur pour la transformation d’une entreprise

Les entreprises proposant du service aux personnes doivent faire de la relation client une priorité et l’inclure au coeur de leurs activités, car au final tous les efforts doivent être faits pour que le client consomme et achète. Et il n’y a pas meilleure réputation que le bouche à oreille, surtout au Tchad.
Le contact avec l’humain continue d’être privilégié par les clients quand bien-même l’on assiste à une diversité des canaux de relation client (digital notamment).

La culture client est donc l’un des principaux leviers de la transformation des entreprises, devant la digitalisation. Comment satisfaire le client? Comment faire de telle sorte à ce qu’il puisse être fidèle à la marque, à l’entreprise et surtout qu’il puisse être un vrai ambassadeur? Tout simplement en lui faisant vivre une expérience client hors du commun.

Qu’est-ce que l’expérience client?

L’expérience client fait référence à l’ensemble des émotions ressenties par un consommateur vis-à-vis d’une marque, d’une entreprise…
Elle comprend donc toutes les interactions entre l’acheteur et la marque avant, pendant et après l’acte d’achat ou de service.

De nos jours, la concurrence se fait chère et ne pardonne pas. Les entreprises locales se doivent donc de s’aligner sur cette évolution pour ne pas rester en arrière.
Le recrutement du personnel doit inclure cette dimension hautement importante et l’entreprise doit s’assurer du bon fonctionnement de cette relation client et investissant dans des formations.

L’humain, l’humain et encore l’humain.

L’humain est la ressource première d’une entreprise au même titre que le client, qui achète les biens et services.
Vous verrez que la gestion de la relation client comporte des codes qui ne sont, pour autant pas sorciers.

Alors pour espérer gagner en excellente réputation, les entreprises locales ou internationales basées au Tchad doivent vraiment faire de cette expérience client/gestion de la relation client un levier majeur pour leur transformation en investissant massivement (s’il le faut) dans la formation.
Car l’expérience client sur le digital est encore une autre affaire. Et si la relation humaine n’est pas intégrée dans les codes, difficiles de réussir à relever ce challenge numérique.


[Interview] – Marie PAGET: de Faya-Largeau au succès d’AMETIS Paris, une Franco-Tchadienne garante de la cosmétique ethnique

Originaire du Tchad, née dans la palmeraie de Faya Largeau, Marie PAGET, fondatrice de la marque de cosmétiques : AMETIS Paris est une femme très attachée à ses racines et aux valeurs transmises par ses deux cultures (le Tchad et ma France). Des valeurs et des cultures qu’elle s’efforce de conserver

Elle nous partage, dans cette interview exclusif, son parcours, l’histoire de sa marque et sa vision en tant que Femme à succès. 

Racontez-nous votre parcours…

J’ai effectué mes études supérieures à Lyon (dans le sud-est de la France) dans un parcours professionnel artistique. 

J’ai eu l’occasion de travailler comme dessinatrice et coloriste dans un Atelier de dessin textile renommé à Lyon, plus précisément dans le quartier des soyeux. A la suite de cette expérience, j’ai ensuite eu l’occasion de reprendre un show-room de décoration (Galerie maison et jardin) puis ouvert par la suite une des premières boutiques : Inès de la Fressange après a une rencontre sur un salon professionnel à Lyon avenue Foch qui aura bousculé le cours des choses.

Mais passionnée par tout ce qui attrait à la beauté et à la cosmétique, je décide, en 2004, après des années de recherche de de réflexion, de développer une ligne de soin pour peaux noires et métisses: AMETIS Cosmetics

Qu’est-ce qu’Ametis Cosmetics ? 

AMETIS évoque un univers précieux, riche de sensualité et de raffinement. 

Pour entrer plus en détails, AMETIS est une gamme de cosmétiques conçue dans le plus grand et pur respect des traditions liées à la beauté. 
Offrir une expertise unique fondée sur l’éclat l’équilibre, l’hydratation et la réparation de la peau. Les actifs soigneusement sélectionnés sont des composants 100% végétaux, associés selon leur propriété pour optimiser leur efficacité. Ce qui aura permis d’obtenir des brevets pour l’ensemble des complexes de plantes. 

Le Karité du Tchad, le Jojoba, l’Aloe Vera , la fleur de Cactus, le beurre de mangue , font essentiellement partie des extraits  végétaux phare de la gamme. 

Les produits AMETIS ne sont en aucun cas testés sur les animaux et chaque produit fait l’objet de contrôle extrêmement rigoureux en continue. 

Catalogue « Collection Eclat » AMETIS Cosmetics 
Catalogue « Collection Eclat » AMETIS Cosmetics

[A LIRE AUSSI] : Les 10 marques de cosmétiques beauté 100% Tchad]

Pourquoi vous êtes lancée dans le secteur des cosmétiques ? Qu’est-ce qui vous a donné envie de le faire ?  

Je ne trouvais pas de produits adaptés!

Marie Paget, Fondatrice d’AMETIS

Au-delà de la passion qui m’animait pour ce domaine, je dirais que le manque de produit adaptés, à l’époque sur le marché, a été un excellent accélérateur. Il y avait très peu d’offres en soin pour peaux noires et métissées respectant à la fois les normes sanitaires, écologiques et environnementales. 

« J’ai voulu offrir une marque bénéficiant d’une réelle légitimité pour les peaux foncées »

Marie Paget, Fondatrice d’AMETIS

Le secteur de la Cosmétique au Sahel commence à émerger. Comment voyez-vous cet environnement par rapport à vos affaires et comment vous projetez-vous dans le futur ?     

Il est important de préciser que la marque AMETIS est déjà présente en Afrique. Et à l’instar des canaux de communication traditionnels, le bouche à oreille et l’excellente réputation des clients fidèles de la marque auront permis d’asseoir une certaine notoriété non négligeable.  

Avez-vous été confrontée à des difficultés dans votre parcours que vous souhaiteriez partager avec nous ?

La principale difficulté était d’imposer aux distributeurs une marque pour les peaux noires. 
Actuellement de nombreux secteurs comprennent l’enjeu du marketing  ethnique mais c’est en cosmétique que ce dernier triomphe. 

Si l’on devait retenir 2 mots de vous, quels seraient-ils ? Et pourquoi (ici 2 qualités, 2 mots forts, 2 adjectifs…)

[Sourire] : Loyale et persévérante dans mes recherches je dirai. 

Un message ou conseil à faire passer? 

En créant la marque AMETIS, j’ai souhaité que mes produits ne soient pas uniquement des produits « cosmétiques » au sens premier du terme mais également et surtout des produits de soins.
L’objectif recherché est celui du résultat dans la durée. 
J’insiste toujours sur le fait que les produits AMETIS soient réellement naturels, bios et très respectueux de l’environnement. 

Retrouvez également la marque et suivez toute l’actualité sur les réseaux sociaux: Facebook et Instagram


Comment je gère mes messages à l’ère du numérique?

L’émission de ce jour sur 7 milliards de voisins – RFI traite d’un sujet particulièrement intéressant : « Comment gérer ses messages à l’ère digitale? ». Une émission à laquelle j’avais été invitée à partager mon point de vue ainsi que mon vécu mais pour lequel malheureusement faute de temps je ne pourrai y participer.

Cependant, j’ai trouvé important de traiter de ce sujet de société présent mais peu abordé à travers cet article.

Les canaux de communication ne cessent de se développer depuis l’avènement des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) : messageries instantanées WhatsApp, Facebook, Twitter, Instagram, SnapChat, et aussi les mails ou encore messageries instantanées d’entreprises.

Selon une information tirée de l’émission en question sur RFI : « En 2017, ce sont près de 700.000 messages par seconde qui se sont échangés dans le monde.« 
Un chiffre qui laisse comprendre l’importance de ce « phénomène » laissant ainsi place à la pression dans plusieurs cas de figures, quand il s’agit de gérer ses messages.

A lire aussi: 5 raisons pour lesquelles j’ai décidé de me faire une digital détox

En ce qui me concerne particulièrement, je remarque un réel manque d’interactivité sur les réseaux sociaux.
Normalement quand on est sur les réseaux sociaux, et qu’on souhaite contacter une personne qu’on ne connait pas pour la plupart du temps, on doit aller droit au but. 

https://twitter.com/SNladny/status/1217722239438786560?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1217722239438786560&ref_url=http%3A%2F%2Fwww.lafroptimiste.com%2F2020%2F03%2F03%2Fcomment-je-gere-mes-messages-a-lere-du-numerique%2F

Certaines personnes pensent que l’on est sur un chat (messagerie instantanée) alors ils envoient des messages en fonction de vos réponses retours. Dans bien souvent des cas, ces messages n’ont aucune réelle importance et ne font que vous faire perdre un temps considérable.

L’éducation numérique est capitale sur le continent africain.

Sandrine Naguertiga, blogueuse et tech-entrepreneure

Pour y remédier, j’ai fini par trouver des solutions et adopter des mesures pour mieux gérer mes messages. Je le partage avec vous ci-dessous :

1) Séparation primordiale entre vie privée et vie publique / professionnelle

Je vous avoue que par exemple, pour avoir séparé sur Facebook, mon profil perso de ma page publique m’aura permis de mieux dissocier ma vie privée de ma vie professionnelle. Vous ne culpabilisez plus et vous savez exactement quoi faire.

2) Priorité d’abord, le reste après

Maintenant pour gérer mes pages et messageries sociales, je fais place aux priorités et j’ai appris à ne plus me préoccuper de tout car je gère mes nombreuses pages mais également les pages de mes clients.

3) J’instaure des « temps pour répondre aux messageries »

En effet, cette solution découle de la précédente. Chaque jour, j’instaure un temps de réponse aux messages que je trouve importants et urgents pour une réponse dans la journée. Sans cela, je me retrouve facilement débordée et je me perds très vite dans ma liste de tâches à accomplir dans la journée.

4) Bye bye les notifications

L’arrivée des alertes e-mails sur mon smartphone nuit vraiment à ma concentration. Je désactive donc les notifications (sauf pour les personnes prioritaires) afin de gagner en performance et diminuer mon niveau de stress journalier.

5) Une messagerie automatique pour une plus grande efficacité

J’ai du créer une messagerie automatique et de bienvenue (Facebook par exemple) qui permet à toute nouvelle personne qui me contacte d’être accueillie en bonne et due forme et d’être rapidement orientée en fonction de ses attentes. Ainsi je recycle assez facilement mes messages prioritaires, professionnelles, de demande de collaboration.

6) Suppression automatique pour les non-sérieux

Je suis radicale pour les messages non-sérieux qui sont autant de pertes de temps. Je n’hésite pas à les supprimer pour ne pas perdre de temps et me concentrer sur l’essentiel.

7) Je me déconnecte aussi souvent que possible !

Enfin, le dernier conseil simple que je puisse vous donner est de vous DÉCONNECTER ! Fermez les yeux, gardez du temps pour vous et profitez de ses moments uniques avec vos proches et amis. Car les messageries seront toujours là mais les moments que vous passez avec vos proches, eux ne le seront pas ad vitam æternam.


[Interview]: Say-Baa, la voix Tchadienne de la liberté et de l’optimisme à travers le Slam

Saïba NGOUSMON, alias « Saybaa » pour les intimes est un jeune artiste-slameur Tchadien qui impressionne à la fois par sa taille que par son talent.


Ce Grand Corps…..plein de vie est une véritable révélation dans le monde culturel au Tchad. Discret, timide et très généreux, Saybaa a fait du Slam une véritable arme de guerre en faveur de l’amour, l’amour de son public de plus en plus nombreux. 
Je suis allée à la rencontre de cette nouvelle pépite que compte le pays de Toumaï. Il a accepté de se prêter au jeu des questions-réponses et de se dévoiler dans cet interview exclusif. 

Bonjour Saïba, pourrais-tu te présenter à nos lecteurs(trices)? 

Bonjour ! Mon nom d’Etat Civil est Saïba NGOUSMON. 
Je suis un juriste publiciste de formation, artiste poète-slameur, modérateur d’ateliers portant sur les techniques d’écriture et de déclamation de slam-poésie (« Des vers et des proses »), présentateur radio, actuellement président du Collectif Tchad Slam, initiateur du projet « Slam de rue »… 
Je suis un natif de N’Djaména et l’ainé d’une famille de trois garçons, troisième d’une famille reconstituée de cinq enfants.

Raconte nous ton parcours….

J’ai officiellement entamé ma carrière en 2015. Mais l’amour du slam date un peu. 
La veine était d’avoir eu une adorable mère qui m’a transmit sa passion pour la lecture depuis l’âge de mes six ans! Il y avait toujours pleins de magazines et de bouquins à la maison. Mais j’ai écris mes premiers « poèmes » à 13 ans en écoutant (grâce à ma 1ere radio/cadeau de maman) l’émission Tendresse (diffusé à l’époque sur la Radio Africa n°1) et mes slams à 17ans. 
Ensuite j’ai fais mes premières scènes de Slam au Cameroun, pays dans lequel j’ai eu une bonne fan base.

Pour moi, le slam c’est la LIBERTE dans l’écriture et la déclamation afin de parler de ses peines, des émotions positives… dans ce monde de brutes ! lol 

Saïba NGOUSMON, Artiste-Slameur Tchadien 
Légende: UNICEF Tchad

Saïba, comment t’es venue l’envie de faire du Slam? Qu’est ce qui t’a pousser à te lancer?

L’envie de faire le slam m’est venue le jour où cet art a croisé mon chemin par le biais de Grand Corps Malade et Rouda… Et je savais depuis ce temps que j’allais faire ce « voyage » avec un « mental de résistant »…
Les raisons ? La première c’était pour mieux m’arranger avec ma timidité (lol) et ensuite il faut dire que j’en avais marre d’écrire et de tout garder pour moi!

D’où puises-tu ton inspiration quotidienne ? 

Dans l’écriture, je me fixe rarement de barrières mais j’adore écrire sur les faits sociaux. Et on n’en manque JAMAIS !!!

As-tu été confronté à des difficultés dans ton parcours? Si oui, pourrais-tu le partager avec nos lecteurs et nous expliquer tu as su y faire face et avancer? 

Tout début dans n’importe quel métier est difficile (enfin, je crois) et j’ai mon lot de problèmes. Il faut comprendre qu’un artiste c’est une personne avant d’être un personnage et les deux ne font pas toujours bon ménage. Vu que je ne m’occupe jamais de ce que les gens peuvent déblatérer comme bassesses à mon sujet, je n’ai rien à dire concernant les problèmes personnels.
Sur le plan artistique je rencontre beaucoup de difficultés d’ordre techniques, en termes de qualité de sons que je veux, de bons plateaux d’expression, d’une résidence artistique, une couverture réseaux sociaux…

Finalement je garde le cap en m’entourant de bonnes personnes, en adoptant une attitude positive tout en provocant la chance sans perdre mon objectif de vue.

Légende: Page Facebook Saybaa Officiel

Si l’on devait retenir 2 mots de toi, quels seraient-ils ? Et pourquoi (ici 2 qualités, 2 mots forts, 2 adjectifs…)

J’estime être quelqu’un de PATIENT et RIGOUREUX. Patient parce que « très » REFLECHIT et rigoureux parce que soucieux du RESULTAT quand je m’engage à faire quelque chose.

Comment te vois-tu dans  5 ans ? 10 ans ? Des projets en vue ? 

Dans ma tête, les projets vont dans tous les sens (lol) ! Mais je me dis que la vie est une aventure et de fois c’est bien mieux de suivre la direction du vent en oubliant deux secondes que dans son carnet d’existence, on a inscrit des plans pour quand on sera malade ou pire ce que sera la vie quand on ne sera plus… alors CARPE DIEM! 
Et on en reparle dans 10 ans ! lol !

Saïba, l’interview tend vers la fin. As-tu un message à faire passer ? 

Merci lafroptimiste.com !!!
La vie est telle une arène alors continuons de nous battre pour ce qui en vaut la peine : notre honneur, notre liberté, ces belles émotions qui nous font nous sentir vraiment vivants…

Pour suivre le Géant du Slam, n’hésitez pas à le retrouver sur ses pages: FacebookTwitterInstagram et YouTube


[Santé féminine]: 5 dysfonctionnements gynécologiques liés aux menstruations qui affectent le quotidien des femmes

Attendues avec impatience, redoutées, douloureuses, absentes….les menstruations ou communément appelées « règles » sont un phénomène naturel qui continue de crouler sous le poids des tabous. 
Pourtant ce phénomène naturel fait partie intégrante de la vie des femmes. 
Il est important de savoir qu’en moyenne, les femmes sont menstruées environ 400 fois dans leur vie. Mais ce cycle hormonal 100% naturel donne souvent lieu à des problèmes et à des symptômes qui affectent bien souvent le quotidien des femmes.

Les menstruations, qu’est-ce que c’est? 

A partir de la puberté (normalement), l’utérus de la jeune fille/femme se prépare à accueillir un « oeuf » issue de la rencontre entre une ovule (chez la femme) et d’un spermatozoïde (chez l’homme). 
Afin d’accueillir donc cet oeuf (embryon), un « nid confortable » est fabriqué grâce à davantage de muqueuse utérine (l’endomètre). 

A chaque fin de cycle (qui se répète normalement chaque mois), s’il n’y a pas eu de grossesse (du fait de la rencontre entre l’ovule et le spermatozoïde), l’utérus va préparer une nouvelle muqueuse (endomètre) et éliminer tout simplement cette muqueuse en question. C’est cela qui va provoquer un saignement vaginal qui dure en moyenne entre 3 et 7 jours. 
Bien entendu, ces jours varient selon les femmes et/ou selon les cycles. 

Pendant ce cycle menstruel, on peut observer quelques dysfonctionnements ou symptômes qui viennent affecter le quotidien des femmes menstruées. 
Des symptômes qui, à force, sont devenus des « maladies liées à l’hygiène menstruelle des femmes ». 
Certains trouvent que le mot « maladie » est un peu fort, mais croyez-moi certaines d’entre elles méritent d’être appelées comme telles. 

Dans cet article, je vais faire un zoom ici sur 4 symptômes dont souffrent de nombreuses femmes lors de leur cycle menstruel et pour lesquels en majorité, aucun traitement médical efficace n’existe. 

1: L’endométriose, la souffrance cachée de nombreuses femmes 

Cette maladie qui touche 1 femme sur 10 en âge de procréer était auparavant méconnu et faisait pourtant souffrir de nombreuses femmes. Mais finalement qu’est-ce que l’endométriose? Comment cela se manifeste? Existe-t-il des remèdes pouvant soulager les femmes qui en souffrent? 
Trop de questions qui restent bien souvent difficiles à élucider. 

L’endométriose est une maladie gynécologique causée par la présence de cellules de l’endomètre (ce tissu qui recouvre l’intérieur de l’utérus) en-dehors de l’utérus.
Cela peut aussi causer de fortes douleurs ponctuelles chroniques, voire-même l’infertilité.  
Chez une femme dite « en bonne santé », à chaque cycle menstruel, ce tissu va donc s’épaissir pour se préparer à une éventuelle fécondation. S’il n’y a pas eu de fécondation donc, se tissu va donc s’essouffler et saigner: ce sont les menstruations ou règles. 

Maintenant, chez les femmes qui souffrent d’endométriose, les cellules qui sont allées se loger en dehors de l’utérus vont saigner en dehors de l’utérus mais ce sang ne pourra pas être évacué naturellement comme les règles.
Tout ça va provoquer des réactions anormales et douloureuses parfois-mêmes graves. 
Ces lésions faites au fil du temps auront un impact sur la procréation naturelle. Ce qui fait que selon des chiffres officiels de santé: « Près d’1 femme sur 3 souffrant d’endométriose peine à tomber enceinte ». 

Existe-il des traitements? 
Très honnêtement, il est difficile de dire au jour d’aujourd’hui, d’après les nombreuses informations reçues qu’il existe un traitement qui permettrait de combattre ce mal. 
Les spécialistes s’efforcent à dire que le traitement principal de l’endométriose consisteà stopper les règles grâce à la pilule contraceptive qui doitêtre prise en continue. Lorsque la femme souhaite tomber enceinte, la contraception est donc arrêtée laissant ainsi le cycle menstruel reprendre son cours normalement. Si la douleur revient, elle est combattue avec des antalgiques ou tout autre comprimé anti douleur et c’est tout. 

2: La Dysménorrhée: le phénomène de crampes menstruelles 

Il n’y a rien de tel que de souffrir de crampes atroces dans toute la zone du bas du ventre pendant ses règles. La muqueuse utérine étant détruite, il faut l’évacuer. Ce sont les muscles de l’utérus (le myomètre) qui s’en chargent. Ils se contractent plus ou moins intensément et c’est vraiment douloureux, voire-même désagréable. Mais si elles deviennent très douloureuses, il est conseillé de voir un médecin pour se voir prescrire un traitement qui permettrait d’atténuer la douleur. 

 Dysménorrhée » (prononciation : DIS-MÉ-nor-ré) est un terme médical pour parler des douleurs/crampes menstruelles ressenties par les femmes durant leurs règles. 
Lorsque le stade de la douleur atteint un niveau secondaire, il peut très vite être qualifié d’endométriose. Mais à l’inverse de l’endométriose, celui-ci n’a aucun autre impact majeur sur la reproduction de la femme. Il est juste demandé de prendre son mal en patience, avaler des comprimés anti-douleurs, et bien souvent même d’effectuer des exercices de soulagements comme la relaxation, le yoga ou encore la méditation. 
La bonne vieille méthode de la bouillotte chaude placée sur le bas du ventre est aussi une petite astuce qui peut s’avérer parfois efficace. 

3: L’aménorrhée, ou encore l’absence de règles 

L’aménorrhée n’est autre que l’absence de règles chez une femme qui est en âge de procréer. Pour cela, plusieurs raisons peuvent l’expliquer. Mais l’on en distingue 2 principales: 
L’aménorrhée dite « primaire »: lorsqu’à l’âge de 16 ans, les règles n’ont pas encore été déclenchées. Les caractères sexuels secondaires (développement de la poitrine, de la pilosité au pubis et aux aisselles et répartition des tissus adipeux aux hanches, aux fesses et aux cuisses) peuvent néanmoins être présents.
Et l’aménorrhée dite « secondaire »: lorsqu’une femme a déjà été menstruée et cesse de l’être pour une raison ou une autre, sur une période équivalant à au moins 3 intervalles de cycles menstruels antérieurs ou 6 mois sans menstruations.Comme je le disais tantôt, plusieurs facteurs viennent expliquer cette absence de règles: comme par exemple la grossesse, le retard de puberté sans grande incidence, l’allaitement, l’arrivée de la ménopause, l’arrêt ou la prise de contraception, le stress….

4: La Ménorragie (hyperménorrhée): lorsque les menstruations sont anormalement abondantes et prolongées.

Ce dysfonctionnement concerne surtout les femmes entre l’âge de la puberté et de la ménopause. 
Une femme atteinte de ménorragie peut en perdre jusqu’à 3 oz (6 c. à soupe) ou davantage et parfois sur une durée de plus de 7 jours. Les ménorragies sont parfois accompagnées de douleurs abdominales altérant la qualité de vie des femmes qui en souffrent. Dans certains cas, elle peut être responsable d’une anémie.

5: La Dyspareunie: l’histoire des douleurs pendant l’acte sexuel 

Cela n’est certes pas du directement aux menstruations, mais peut-être l’effet d’une endométriose. 
La dyspareunie est tout simplement le terme médical qui désigne les douleurs ressenties lors d’un rapport sexuel….le plus souvent perçues par les femmes. 

Plusieurs causes peuvent expliquer cela: celles d’origines physiques d’une part telles que les infections gynécologiques, une réaction allergique, un dérèglement hormonal, ou encore une endométriose pour ce citer qu’eux. 
Et d’autre part les causes d’origines psychologique telles que: le stress, la peur…pouvant aboutir à une sécheresse vaginale, etc…
Pour traiter cela, plusieurs solutions existent comme des traitements médicaux, homéopathiques, psychiques, voire-même chirurgicaux. 
Vous pourrez donc comprendre que le corps de la femme n’est finalement pas si simple et que de nombreux maux peuvent venir affecter son état de santé. 
Les menstruations qui sont censées rassurer du bon fonctionnement de son système de reproduction peuvent très vite s’avérer rendre le quotidien des femmes encore plus complexes que l’on ne le pensait. 

Merci principalement au site « Passeport Santé » qui m’aura permis de mieux m’informer et de m’inspirer de ses explications pour mon article.